Dernier passage obligé avant la sérénité…

Depuis quelques années, j’ai des douleurs de cycles pour ainsi dire, ATROCES. 

A 16 ans, mon médecin traitant s’est dit que pour régler le problème, il suffisait tout simplement de me mettre sous pilule. En réalité, ça n’a pas changé grand chose…les douleurs de règles étaient terribles, il fallait venir me chercher au lycée tant cela devenait insupportable. 

Malgré tout, ce que je ne savais pas, c’est qu’à l’arrêt de la pilule ce serait largement pire, à en hurler de douleur. A passer ma journée sur les toilettes, à supplier le Ciel que le supplice s’arrête. A être bien sûr en arrêt de travail à chaque début de cycle. A être emmenée par les pompiers, être hospitalisée plusieurs jours pour trouver un petit soulagement, et récupérer. Mais PERSONNE n’a eu l’idée de me faire passer des examens, alors que bien des médecins se demandaient si je n’avais pas de l’endométriose.

 

L’endométriose…ce mot m’a fait toujours peur. Je n’y pensais plus, jusqu’à ce que l’on se rende à la Maison des Lutins, lorsque l’on m’a demandé si j’avais des règles douloureuses. Après la description de mes douleurs, La Magicienne fut surprise de n’avoir aucun examen sous la main prouvant que je n’ai pas d’endométriose. 

Aujourd’hui, le doute a été levé. Ma claustrophobie m’a gentiment accompagnée pour vivre l’IRM décisif. J’ai cru que j’allais m’évanouir, et un mal de tête lancinait. Je me répétai : « Tiens bon pour bébé, tiens bon pour bébé… ». 

Et cela a valu la peine. Pas d’endométriose, rien. Juste un utérus vraiment très rétroversé qui se contracte très fort, mais qui devrait, paraît-il, être moins douloureux après un premier enfant. 

 

Je suis soulagée, j’en ai pleuré. Cela faisait tellement longtemps que cette épée Damoclès surplombait ma tête, sa lame s’est émoussée petit à petit, jusqu’à se détruire complètement aujourd’hui. Maintenant, je peux souffler, et aller en toute sérénité vers l’IAD, du moins je me dis que ça finira bien par fonctionner ! 🙂

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