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Archives de Catégorie: La grossesse…

Tout ce chemin d’amour fou

Demain, 24 sa. Combien de fois en ai-je rêvé? Je ne les compte plus. Combien de fois ai-je pleuré face aux  »24sa » de quelqu’un d’autre? pfiou….tant et tant.

Quand je repense à notre parcours, quand je revois mon Loulou secoué par les larmes, recroquevillé sur lui-même devant ses premiers résultats de spermo…on a cru que c’était la fin. Mon homme que j’aime tant n’avait plus aucune estime de lui, pour lui il ne pourrait jamais me permettre d’avoir un bébé.

Quand je revois ces soirées, où on essayait d’oublier notre douleur, où on partait n’importe où à n’importe quelle heure, errer dans la nuit comme des âmes en peine. Et ces heures que l’on passait à se serrer fort, à pleurer ensemble dans notre voiture, au fond du gouffre, à espérer malgré tout qu’il y ait un petit miracle pour nous, quelque part.

Je nous revois assis là, dans une salle d’attente minuscule le coeur prêt à exploser dans la poitrine car les minutes nous séparant de notre premier rdv en pma s’égrènent, nos mains s’enlacer et cette douleur à l’estomac traduisant notre stress.

J’ouvre les yeux, je me sens mal…je me sens droguée et emprisonnée dans mon corps qui ne réagit pas. La première ponction a été faite. J’ai si mal, j’ai si peur. J’avais quitté mon Loulou pour aller au bloc, je me tournais vers lui une dernière fois avant d’affronter notre destin. Le couloir était sombre, tout était si froid. Pourtant, ce jour-là on mettait tout notre amour en fusion pour essayer d’avoir notre bébé, pour la première fois nos gamètes allaient se rencontrer.

Ce sang noir….ces douleurs de règles atroces, j’en hurlerais. Mon corps me fait souffrir, mon coeur aussi, et ma tête bouillonne de pleins de questionnements : « pourquoi? Pourquoi nous…pourquoi eux et pas nous?! ». Noël passe, et j’apprends la grossesse d’une amie très proche qui ne le sera plus à partir de là, sans doute trop apeurée par notre infertilité.

Toujours cette boule au ventre, depuis des jours elle dure. Je n’arrive pas à la calmer, je ne cesse d’essayer de croire sereinement qu’une accroche s’est faite. Ce TEC ne se passe pas comme prévu. Un de nos petits-nous ne s’est pas réveillé, un seul a eu la force de tenir, et il se bat pour s’accrocher. En vain. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, et nous étions pourtant partis nous évader le temps d’un week-end dans la baie de somme, au calme, loin de tout et de tout le monde. Ca n’a pas suffi.

J’ouvre les yeux….hier a eu lieu la ponction, cette fois ça s’est très bien passé, pas de drogue, on m’a laissée tranquille et je m’en porte bien mieux. Loulou n’a pas eu cette humiliation de devoir faire deux recueils, on se dit que c’est une bonne nouvelle, c’est que c’était suffisant, forcément. Je descends chercher le courrier, je suis surprise de recevoir une lettre du labo de la pma, je l’ouvre et je m’effondre. C’est le pire spermo et recueil que Loulou ait eu, on se regarde apeurés, nous ne comprenons pas mais on sent un poids écrasant sur le coeur. Loulou part au travail découragé, et moi j’appelle le labo pour comprendre. Au téléphone, le médecin est froid, implacable et inhumain. Il nous vire de la pma sans scrupule, il nous apprend qu’il n’a fait aucun effort et ne s’est pas donné la peine d’injecter les 16 ovocytes recueillis « parce que de toute façon, ils sont tous morts et même si par miracle ça donnait des embryons, vous auriez une fausse-couche ou des enfants trisomiques ».

Deux petits-nous, au creux de moi. Une hyperstimulation, encore une. Une hospitalisation, et le résultat d’une longue attente : négatif. 10 kilos de flotte, et tant de renoncements pour rien. La porte s’ouvre, c’est Loulou, il sait qu’on m’a donné le résultat, je lui souffle :  »c’est négatif… ». On sait ce qui nous attend, mais cette fois on a beau avoir très mal, on sent un soulagement. C’est la fin de la souffrance sans résultat « garanti’. Cette fois, on part pour la Belgique, et on se donne toutes les chances. Qu’importe la somme à débourser, qu’importe la route, qu’importe les gens, leurs conneries et ce qu’ils en penseront, nous on ne fait pas un bébé en un coup de quéquette, nous on se bat pour lui et on donne tout de nous pour qu’il existe.

Il serre fort ma main, j’ai les pieds dans les étriers. Il vient de pousser sur la pipette ses nouveaux conquérants tout neufs rien qu’à lui vers l’insaisissable. On espère. Mais ça ne marche pas.

Il serre très fort ma main, j’ai les pieds dans les étriers. J’ai souffert, le passage était apparemment plus étroit, mais cette fois je suis certaine que ça va fonctionner. C’est un après-midi d’octobre, je l’ai laissé négligemment dans les toilettes, j’ai quelque part pas envie de savoir, tellement de négatifs dans les bagages, je veux me sentir encore un peu enceinte avant de redescendre sur terre. Loulou arrive, il le tient dans sa main et pleure tout en se ruant sur moi. Il pose la main sur mon ventre et ses tout brillants tout perlés de larmes montrent une lueur jusqu’ici inconnue.

Il serre très fort ma main, son visage au-dessus du mien, il me demande de ne pas fermer les yeux, de rester avec lui. Que le SMUR arrive et qu’en attendant il faut que je sois forte encore un peu, juste un peu. Que c’est fini, que ça va aller. J’ai le teint cadavérique, encore un peu et la faucheuse m’emportait avec mon ange. Noël passe, on a retiré le sapin et les décorations de noël. Ils ne viendront pas, on a annulé. Ca devait être le jour de l’annonce, à la place on se colle l’un à l’autre sur le canapé, enveloppés ensemble, on attend que le temps fasse son oeuvre.

Un texto : « c’est positif…mais 8ui. Je vais refaire une fausse-couche ». Une accroche qui n’a pas suffi, on ne peut même pas dire que c’est un reste d’ovitrelle quand on regarde la progestérone bien élevée. On sait, la pma sait aussi, on refait une pds histoire de, mais tout le monde sait que cette petite accroche n’ira pas plus loin. Les jours sont longs, on dirait qu’ils s’étirent toujours plus pour que nous ayons plus mal encore, plus longtemps et plus fort. Et enfin, après plusieurs contractions douloureuses, du sang.

Il serre fort ma main, je n’ai jamais autant souffert pour une insémination. J’ai eu droit à la pince au col, et même comme ça l’accès était difficile, utérus rétroversé oblige. Loulou a poussé sur la pipette, on sait que ça peut fonctionner. Cette fois, double chance, deux ovocytes. Loulou m’ouvre la portière de la voiture, il met de la chaleur, il nous fait écouter notre musique de guerre, il m’encourage et je vois la fierté dans ses yeux. Il a ce même regard, plein d’amour et de préoccupation car il sait qu’encore une fois, on fait un bébé dans la douleur. Mais il sait aussi que cet acte quelques minutes plus tôt représente l’apogée de notre amour. On a fait l’amour différemment, en bluetooth comme on s’amuse à le dire, et pas que tous les deux vu toute cette équipe merveilleuse qui nous suit et met tout en oeuvre pour que bébé arrive enfin ! C’est atypique, mais c’est pas grave. Nous sommes le 11 avril, cela fait 4 ans que Loulou a posé un genou à terre et ouvert un petit écrin où reposait une bague aux branches entrelacées. Un petit restaurant en amoureux, un peu de sang venant du col, ça tire beaucoup mais peu à peu la douleur s’éclipse. Une rencontre, enfin…une deuxième rencontre avec une pmette adorable, à Frite Ville. Une jolie balade, et dans le plus grand des secrets, une conception. Notre fusion à nous donnait naissance à Poucinette mais personne ne pouvait le savoir encore.

Un test négatif, beaucoup de larmes. Une prise de sang le lendemain, parce qu’il faut bien, pour la pma. Un résultat qui ne s’affiche toujours pas sur internet à l’heure prévue. Un appel à la secrétaire, qui le ton triste me dit qu’elle a les résultats sous les yeux et qu’elle me les renvoie. On se câline, on attend le coup de grâce comme deux condamnés à ne pas avoir d’enfant, deux exilés qui feront une pause d’un an puisque la force les a quittée. Un téléchargement…trop long à notre goût. Une page qui s’affiche, nos yeux qui cherchent le « HCG < 0,01 » et le « NEGATIF ». Un « OOOH ! » d’exclamation en coeur, des cris de Loulou : « c’est positif !!!! c’est positif !!!!! » et moi qui répète sans trop réaliser : « je suis enceinte !! »

24 sa, demain. On se dit : « déjà » et « enfin » à la fois. Un positif qui s’est transformé en bosses mouvantes sous le ventre, un bébé très éveillé qui gigote énormément dès qu’elle entend que son papa est rentré du travail. Ce n’est pas une grossesse de rêve, mais c’est une grossesse rêvée, alors je l’aime toujours plus chaque jour et je remercie le Ciel de porter la vie. Mon Loulou qui me disait au tout début, avant que tout commence, qu’il ne pourrait jamais m’offrir d’enfants (le terme est étrange quand même…) nous a permis d’avoir en tout et pour tout 9 petits-nous dont une qui devrait arriver dans 17 semaines. Je t’aime mon Loulou, mon homme à moi toujours là, persévérant, courageux et plein d’amour.

Comme on le dit très souvent, pmette un jour, pmette toujours. Je n’oublierai pas. Et je vous le dit : ne lâchez jamais, même aux heures les plus sombres, même si des médecins ne croient plus en vous, même si et même si. NE LACHEZ JAMAIS.

(hey Bounty, j’ai fait ma Bounty 😀 je te dédicace cet article-roman hihihihi :P)

 

Echographie du deuxième trimestre (22sa + 5)

J’ouvre un oeil…puis deux…. . Ca y est, le grand jour était enfin arrivé, l’écho morpho qui allait nous dire si Poucinette était en pleine forme des pieds à la tête. 

Le soleil était de la partie, voir ce joli ciel bleu m’aida à m’apaiser et ne pas imaginer le pire (ou chasser des images de possibilités de malformations ou autre). Loulou ne pouvait pas être là, étant professeur principal il se devait d’accueillir ses élèves 😦 il avait le coeur lourd mon Loulou, mais heureusement il y avait la consultation mensuelle prévue l’après-midi même, il suffisait juste que je fasse le nécessaire auprès de Gygy d’amour pour qu’il fasse une écho pour Loulou. Et ça, c’était une promesse que j’avais faite à Loulou pour qu’il calme sa peine et n’ait plus le sentiment de rater un rendez-vous avec sa petite puce.

Je ne m’imaginais pas être seule, alors ma maman est venue me rejoindre à l’hôpital après deux heures de route <3. J’arrive sur le parking et la vois, radieuse, ravie au possible à l’idée de voir Poucinette, souriante et rassurante : oui, tout ira bien, mon bébé va bien… .

Gygy d’amour ne tarde pas à faire son apparition à l’entrée de la salle d’attente, il est temps de savoir. On discute, je parle de mes contractions que j’ai depuis deux semaines environ maintenant, on parle aussi de mon test de glucose à faire ce mois-ci, gygy me vide la tête de mes inquiétudes, on peut passer à l’écho. Je soulève mon tee-shirt, regarde ce bidou arrondi et vois à travers lui ma petite Poucinette qui attend de faire sa star sur l’écran.

Il s’anime…je vois un bébé si grand ! Elle est réveillée par la pression de la sonde, et se met à bâiller plusieurs fois d’affilée (pour une fois que c’est toi qui est réveillée par maman et non le contraire 😀 ), défoncée la Poucinette !! Chaque organe est scruté dans le moindre détail, son cerveau et ses différentes parties, l’estomac, la vessie, les reins, et enfin le coeur. TOUT VA BIEN ! Poucinette est en parfaite santé, et cherry on the cake mon gygy d’amour passe au 3D : l’émotion nous submerge ma mère et moi, je vois la bouille de mon bébé. Elle est si belle ! Elle ouvre sa bouche, se touche avec ses mains, elle fronce les sourcils, retrousse son petit nez….que de beauté ! ❤

Gygy me redit qu’à ce jour, Poucinette reste Poucinette définitivement et non plus Franz 🙂 et que la demoiselle est bien active, ce qui est parfait et rassurant pour le corps médical. Elle est en siège pour le moment mais a plusieurs mois devant elle pour se retourner. Et bien sûr, j’ai pensé à mon Loulou et ai supplié avec mes yeux larmoyants (j’exagèèère^^) pour avoir une écho tout à l’heure, pour mon Loulou d’amour qui travaille. Gygy d’amour accepte, pour Loulou (je l’aiiiiiiime mon gygy d’amooooooour 😛 ).

Après une bonne matinée avec ma maman (et du shopping), je la raccompagne jusqu’à sa voiture puis elle repart les étoiles pleins les yeux. 

Loulou et moi revenons sur l’hôpital pour 16h. Gygy nous ouvre sa porte, on discute encore et encore et gygy vérifie ensuite que la chambre forte du terrier magique est toujours close : c’est ok. On repasse à l’écho, où je vois les yeux brillants de mon Loulou et son émotion palpable quand il découvre sa Poucinette, toute belle, toute vigoureuse et grande (le poids estimé est 515 gr, un paquet de coquillettes, quoi 😀 ). Gygy d’amour n’attend pas qu’on lui demande du 3D, il remontre à Loulou la bouille merveilleuse de sa fille. On la voit encore mieux que l’écho du matin, elle est encore plus magnifique. Loulou est bouche bée et s’abreuve de ces images avidement pour les graver dans sa mémoire.

Voilà comment hier, ma journée a été ensoleillée du début à la fin. Je sais maintenant que Poucinette ira bien jusqu’au bout, et que désormais il va falloir se préparer à l’accouchement, tranquillement. Ma reconnaissance est éternelle (ça me fait penser à Toy stor*y ^^) pour l’existence de ma Poucinette qu’on aime tellement déjà ❤

 

Son amour panse les blessures

Son souvenir me hante par moments, mon ange, mon Envolé…je pense tellement encore souvent à lui, la majorité du temps apaisée heureusement.

Ma fille, toi tu sais combien j’aime mon Envolé qui veille sur toi aujourd’hui. Et il y a eu cette journée particulièrement difficile où les blessures m’ont incendiée de tristesse, et toi mon bébé tu l’a senti, tu as compris parce que toi, moi nous partageons tant déjà.

Mon bébé qui a bougé toute la journée inlassablement, mon bébé qui m’a fait sourire et entrevoir la petite fenêtre par laquelle je pourrais échapper à ma détresse. Jusqu’à ce que le soleil se couche et conte à mon bel ange tout ton courage à porter ma peine et à me manifester ta si douce présence, tu as cogné et cogné encore et toujours et Morphée a pris le relais.

Ma fille, je sens ton amour inconditionnel, et ton papa a le bonheur depuis quelques jours de te sentir sous sa paume et, dans tes moments de grandes manifestations voir mon ventre faire des bosses… comme je t’aime, mon bébé.

Ma jolie poupée, mon épopée, ma traversée, mon aventure

Ses doigts délicats, sa peau de velours, son coeur orné de dorures
 
Dans son écrin, mon doux bambin, vit son histoire au creux des vagues, dans sa bulle
Tambourine, caresse de ses mains la paroi de son cocon
Dès qu’elle entend la voix de son papa. Ce lien si fort qui se tisse en secret entre eux pourrait faire tenir tous les funambules 
 
Ma mélodie, ma douce petite fille
Jamais je n’aurais cru t’aimer autant, et savoir cet amour grandissant
 
 

Ecrire une autre page sans oublier les précédents chapitres…

Voilà un mois (et deux jours) que Franz fait partie de nos vies. Déjà. Et seulement !

Après une fausse couche, il n’est pas évident de se plonger dans le bonheur. C’est une autre page qui s’écrit, un tout nouveau chapitre emprunt d’amour et de joie, mais c’est la même encre utilisée depuis le début, et la même plume qui a formé des lettres douloureuses, sanglantes, et endeuillées.

Il y a eu au début les cauchemars, ils sont aujourd’hui un mauvais souvenir, heureusement. Il y a eu la tendresse de Loulou, son regard à nouveau pétillant et sa main qui cherche Franz et caresse mon ventre, et il y a eu son « je vous aime » qui m’a glacé le sang, parce que c’est ce qu’il disait…pour notre ange, et ce chaque jour. Il a compris, vu dans mes yeux la tristesse et la blessure indélébiles et depuis, il ne le dit plus…et je m’en veux terriblement. Je ne suis pas prête à entendre ces mots, ils « appartenaient » à notre histoire avec notre ange.

Et que dire de ce « mensuversaire » qu’on adorait fêter avec lui? A 4sa, 8sa….et c’est tout, car aux 12sa il n’était plus là. Alors vendredi, tandis qu’on était prêts à sortir de notre voiture pour se promener au plan d’eau près de chez nous, je dis innocemment à Loulou que j’aimerais bien me manger une tite gaufre (sans doute suite aux nombreux comms sur un certain blog d’une ptite pmette qui part en Belgique en juin 😉 ). Seulement, le seul endroit tout près pour manger ça, c’est celui où on allait fêter nos mensuversaires. Déchirure…douleur ravivée, larmes, colère, tout y est passé.

Je l’aime mon bébé, je l’aime très fort. Je suis consciente et suis heureuse que ma grossesse soit différente, unique. Mais je comprends aussi qu’il va falloir petit à petit écrire cette nouvelle page en me l’appropriant. Loulou m’a consolée, Loulou a pleuré aussi parce que cet ange nous manque à tous les deux, mais il a eu ce réflexe de me dire : « ma chérie, on a le droit d’être heureux. Et ce bébé a le droit de fêter son mensuversaire, faut juste qu’on lui trouve SON endroit. Mais c’est important de lui faire sa place… ».

Le soir même, il m’a emmenée au cinéma. Et SON endroit a été trouvé. SON mensuversaire sera donc devant la toile. NOTRE page s’écrit, la plume est toujours la même, l’encre est toujours la même, mais notre bonheur est différent et peu à peu, je l’accepte. Et je me suis posée avec Franz, je lui ai expliqué doucement pourquoi il m’arrivait de pleurer, ce qu’il s’était passé. Ca me fait du bien, ça paraît dérisoire parce que Franz ne comprend pas, mais l’idée de lui expliquer m’apaise (merci à la pmette qui a eu cette idée ❤ ). Deux dodos avant de le revoir ce petit Franz… .

 

CODE COULEUR

Je veux croire que ma grossesse va bien se passer, que Franz sera parmi nous le 5 janvier 2015. De l’auto-persuasion ou simplement la foi? En tous les cas, je veux y croire. Tout ira bien. 

Je sais et ne peux que comprendre que certaines d’entre vous ne trouveront plus la force de venir sur mon blog commenter, ou simplement cliquer sur mon lien par peur de tomber sur un article qui leur feront du mal. Les copines, j’ai trouvé une solution. Hors de question pour ma part de vous laisser tomber, de vous blesser, ou d’arrêter voire même supprimer mon blog passée les 3 mois de grossesse (comme j’ai pu le lire pleins de fois, les blogs des copines enceintes sont la preuve que ça peut fonctionner, c’est un encouragement ; et puis pour moi, c’est important de parler de Franz…il est le fruit de notre combat) Alors j’ai trouvé une solution révolutionnaire 🙂 (ou pas…). Un code couleur !

Ainsi, quand vous verrez que l’article porte la couleur VIOLETTE, c’est pour parler Franz en mode guimauveries et love love love. Moi de mon côté, je peux ainsi m’exprimer sur ma grossesse et me l’approprier petit à petit, et du vôtre vous pouvez vous protéger. Alors, elle est pas belle la vie?

Le code couleur devrait s’appliquer petit à petit, en fonction de la progression de cette grossesse. Faut pas croire que je n’ai aucune inquiétude pour déjà parler de la progression de la grossesse, je suis souvent morte de trouille car ma grossesse actuelle est déjà très différente que la précédente (je n’ai pas de douleurs à proprement parler depuis 3 jours, alors qu’avec mon ange c’était très douloureux tout le temps), mais je veux laisser les inquiétudes et me concentrer sur la sérénité qui ne demande qu’à s’installer tranquillement. Voilà, dites-moi si cette idée de code couleur vous semble bien. J’espère sincèrement ne pas perdre des copines en route…je tiens beaucoup à vous toutes.

 

 

Franz est toujours là, et bien là !

Je tenais avant tout à vous remercier par rapport à mon dernier article (je vais répondre aux derniers commentaires d’ici sous peu !), cela m’a fait énormément de bien de pouvoir extérioriser, et de voir que j’étais loin d’être la seule, mais qu’en plus cela n’aurait aucun impact sur le développement de mon bébé. Alors, un grand MERCI !

 

Aujourd’hui, le contrôleur est passé me voir, besoin de poinçonner mon billet. La boule au ventre, je le lui ai tendu fébrilement, priant plus que jamais pour que tout se passe bien et que je ne sois pas jetée hors du train.

Et j’ai entendu un « clic », le billet a été poinçonné ! Le contrôleur me l’a rendu, les lèvres étirées sous sa grosse moustache : « Madame Titpouce, il semblerait que vous faites bel et bien partie du voyage ! » Il repart, va voir les copines, et fait ainsi chaque jour le tour des wagons. 

Le taux d’aujourd’hui est à 2127 ❤ prochaine étape, l’échographie prévue le 13 mai. J’ai hâte !

 

Help : cauchemars !!!

Coucou les amies, je vais essayer de ne pas être trop longue ni de vous faire penser que je ne me réjouis pas d’être enceinte, c’est tout le contraire. 

J’ai besoin de vous. Chaque nuit je fais des cauchemars affreux, mais affreux ! Je suis là, comme dans la réalité, à me dire que ouaou, je suis enceinte et ça se passe pour le moment bien. Et tout à coup, des membres de ma famille se mettent à parler de mon ange en disant qu’on peut faire une croix sur lui maintenant, que de toute façon je ne le tiendrai jamais dans mes bras alors autant le zapper comme étant un mauvais souvenir, rien de plus. 

Je me mets à hurler de rage, de colère, de tristesse, je m’égosille et je me mets à carrément porter des meubles pour les effrayer et qu’ils s’en aillent de chez moi. Je leur hurle de dégager, et tout à coup je me réveille. Très très mal à l’utérus. 

La nuit dernière, je rêvais que ma mère devinait que j’étais enceinte, je la supplie de le garder pour elle, de ne même pas le dire à mon père pour le moment car c’est bien trop tôt. Mon mari arrive avec mon père et l’un de mes frères, je lui fais signe que ma mère le sait malheureusement. Et tout à coup, ma mère dit bien fort : « elle est enceinte !!! ». Et rebelote, même situation, je me mets à hurler car on me dit exactement la même chose sur mon ange, je me revois dire : « mais comment puis-je oublier mon enfant, comment voulez-vous que j’oublie mon petit garçon?! C’était mon Lucas… » , et ma mère de me dire qu’elle ne veut plus jamais me voir. Et je me réveille comme ça, en larmes, très mal à l’utérus… .

 

Je sais que nous sommes très nombreuses à avoir vécu une FC, et fort heureusement plusieurs d’entre nous sont ou ont été à nouveau enceintes et tout s’est bien passé. Mais est-ce que vous avez vécu ça? Est-ce que vous pouvez me rassurer sur le fait que ça passera? J’ai terriblement peur que ça continue et que mon bébé en souffre… . Et moi aussi par la même occasion. Je vous remercie à l’avance pour vos témoignages et votre soutien toujours infaillibles ❤

 
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Publié par le avril 29, 2014 dans La grossesse...