Préparatifs pour la Belgique : Loulou et Titpouce passent leurs exams

Si vous vous souvenez bien, je vous avais parlé d’une longue liste d’examens en vue de notre rdv en clinique Belge. 

Eh bien, c’est chose faite ! 

 

Commençons par Loulou : il a eu une écho de sa salle de jeux 😀 tout est parfait ! pas de varicocèle, pas de malformation, tout est de taille normale. Bref, le Loulou est fier comme un paon ! Il m’a dit, ravi : « je suis normal, mais je ne suis juste pas logique 😀 » . Mais on se rappelle bien que Dr. Cold nous avait dit que souvent l’infertilité masculine ne trouvait pas de cause. 

Mais Loulou, bien qu’un peu déçu qu’on n’ait rien trouvé pour expliquer ce qui cloche, est tout de même bien content qu’on n’ait pas à le charcuter. Et ainsi, il va définitivement sans regret dans le chemin de l’IAD. C’était essentiel pour lui de voir qu’il n’y a vraiment plus aucune possibilité. Et je pense, c’était aussi nécessaire pour moi dans l’acceptation de recevoir une autre semence que celle de mon tendre époux, pour avoir notre bébé chéri.

 

Sans citer le nom de cette humoriste, elle disait qu’ « un homme, quand c’est malade, ça croit que ça va mourir ! ». Eh bien, un homme, quand ça passe un examen, ça croit que ça va mourir de traumatisme 😀

Le Loulou n’est pas habitué à montré sa salle de jeux à des médecins, nan nan nan, le Loulou, pour lui c’est totale VIP pour Titpouce ! Alors, quand il a fallu s’exhiber, il n’était pas très fier le Loulou 😀 et puis, « merde, ce truc liquide qu’on met pour mieux voir, c’est super froid !! », et puis  » tu te rends compte qu’il m’a vu à poil?! En plus, il est tellement habitué à voir que des femmes qu’il m’a demandé d’enlever ma culotte !! ». Sur cette dernière remarque, je n’ai pu m’empêcher de rire 😀 pauvre Loulou, que de déboires^^

Je ris comme ça, mais en réalité je suis vraiment fière de lui, parce que c’est lui qui a réclamé des examens, lui qui a voulu « s’exhiber » pour comprendre, lui qui s’en foutait de la super virilité qui ne veut pas s’abaisser à quelques examens basiques. C’est vraiment super !

 

Bon, ensuite, mes exams :

– frottis : en attente des résultats

– bilan sanguin  : c’est parfait. Un gros petit pincement au coeur quand je me suis rendue au labo. Deux secrétaires parlaient ensemble, l’une disant qu’elle allait emprunter les bandelettes du labo qui sont plus fiables. L’autre qui répondait qu’en même temps il était grand temps qu’elle ait un enfant vu son âge (29 ans). Et la deuxième qui rétorque tout sourire qu’elle a du retard donc que ça devrait être bon. Nostalgie de mon innocence…toutes ces fois où je me disais que ça ne pouvait être que positif vu le retard et les pseudo-symptômes que j’avais. Et puis désillusion. Et puis…examens….et re-désillusion. Et pma, et FIV où on y croit à fond, et re-re-désillusion. Et maintenant, l’IAD. Quel sera le bilan pour l’étranger?

– il reste l’AMH, la prolactine, et un autre truc.

– écho : c’est parfait aussi, deux beaux fofos à j3 se démarquent des autres (10mm les bébêtes). 

 

Voilà, ça se précise tout doucement. Je n’aurai pas tous les résultats d’exams pour vendredi, mais la prise de sang hormonale et l’écho le même jour montrent que normalement tout va bien. Je veux vivre moi aussi la 4ème dimension que Marinette a vécu ! En route pour la maison des lutins !

Publicités

« Madame, vous venez de faire un choc anaphylactique, quelques minutes encore et c’était l’arrêt cardiaque »

Le titre est une mise en bouche un peu spéciale. Mais c’est ce qui m’est arrivée lundi. 

Remise dans le contexte :

Samedi, j’ai été prise d’un gros mal de gorge, et une violente température. J’ai attendu dimanche pour voir un médecin de garde, je ne tenais plus. Je préviens ce ‘médecin’ de ne surtout pas me prescrire de médocs avec de la pénicilline ou anti-inflammatoires, car j’y suis extrêmement allergique (oedème de Quincke). Elle fait quoi? Dans le mille cher lecteur, elle me prescrit un médoc interdit aux allergiques à la péni (ça ne touche que 10% des cas sur le médocs, mais l’hosto m’a dit qu’il n’y avait aucune excuse étant donné que mon allergie est avérée depuis que je suis nourrisson, je n’avais aucune chance d’y échapper), et……un anti-inflammatoire !!

 

Lundi midi, je me regarde dans le miroir, et je vois mes joues en feu, telles que je les connais bien quand je fais un début d’oedème. Je prends mon aéri*s, mais mon homme tient à appeler le samu quand même, pour être sûr que je ne dois pas aller à l’hosto. Et il a eu une initiative qui m’a sauvé la vie. 

On m’envoie les pompiers, ça va encore. Mais sur la route, c’est le drame. Je fais un choc anaphylactique, j’arrive à l’hopital avec plein de monde qui court autour de mon brancard, m’emmenant en réa, où je perds connaissance. 

Je me réveille avec un masque, des perfs, branchée de partout pour mon coeur qui a beaucoup souffert. J’apprends alors par le médecin de réa que si j’étais arrivée quelques minutes plus tard, c’en était fini de moi. Que j’avais eu vraiment beaucoup de chance, mais que mon coeur avait souffert, que mes poumons s’étaient collés, ainsi que ma gorge. Oua….

 

Je suis restée hospitalisée jusqu’à aujourd’hui, où je vous passe tous les moments très difficiles que j’ai vécu (assistance respi, pds très mauvaises, etc etc), mais je peux vous dire que ça a été une drôle de période pour mon mari et moi. Me dire que j’aurais pu mourir, qu’il suffisait de peu, que tout aurait pu basculer si vite, c’est vertigineux. 

Bien entendu, nous ne laisserons pas cette connasse de ‘médecin’ s’en tirer comme ça, nous allons porter plainte, l’hôpital se met à notre disposition pour fournir les infos nécessaires. Mais celle-là, je la traînerai en justice s’il le faut pour qu’elle paie ce qu’elle m’a fait, ce qui aurait pu m’être fatal. Je veux que justice soit faite, et qu’elle n’exerce plus pour éviter que d’autres patients souffrent ou même meurent à cause de sa négligence. 

 

Je vis….c’est beau de pouvoir le dire, et l’écrire. 

L’art de se faire enfler

Aujourd’hui, nous nous sommes rendus à Paris pour notre fameux rdv avec l’andrologue.

De 1 :

– y a pas moyen de trouver le centre de santé MGEN auquel il est rattaché. On appelle et on tombe sur une bonne femme qui ne sait pas du tout où c’est, et qui nous reproche de ne pas trouver. Ca commence bien…

– on tombe sur une tour MGEN et chéri se dit : chouette, c’est ici ! En plus, ils avaient indiqué sur la brochure qu’il y avait un parking privé pour les patients. On s’y gare, on s’y rend, mais il s’agit du siège social. Et sur qui retombons-nous? Sur la même femme qu’au tel ! Toujours aussi agréable, nous refile la brochure qu’on a déjà, et nous dit qu’on n’avait pas à se garer sur LEUR parking, mais que pour cette fois, ça ira. Ensuite, elle nous indique un chemin et nous dit de prendre à gauche pour trouver le centre.

– Au bout de 10 minutes de marche, on ne le trouve toujours pas, et on demande à un parisien de nous aider : il fallait aller à droite, et non à gauche.

Loulou et moi on s’est regardé, et il me dit : après le rdv, je vais la revoir celle-là, et je vais lui dire tout ce que je pense d’elle, cette connasse ! (oui, il était super énervé, et moi aussi ! On était en retard en plus…)

De 2 :

On arrive enfin au centre, quand tout à coup, en arrivant au secrétariat, je ne vois qu’une secrétaire sur la dizaine de bureaux d’enregistrements de consult’, et là, tout s’effondre :

« Désolé Messieurs Dame, nous sommes en grève ». Loulou s’énerve encore plus :  » attendez là, on s’est tapé deux heures de route, pour apprendre finalement que vous êtes en grève?? C’est du délire là, ce rdv on l’attend depuis des mois ! » Et moi, j’ai fondu en larmes, crevée d’avoir la loose, épuisée qu’on ne représente absolument rien aux yeux de cet andrologue pour qu’il nous laisse tomber dans ce combat, le jour même du rdv. IL m’a serrée contre lui, et a essayé de faire face pour ne pas craquer, et nous sommes repartis chez nous…. .

Que dire de plus?

Zombie et anesthésie

Depuis lundi soir, LUI et moi on est deux vraies loques, déambulant dans l’appart au ralenti, évitant tout contact pour ne pas trop partager nos microbes.

Ah les joies du printemps qui vient enfin ! Les changements brusques de climat, nous, ça nous réussit pas du tout ! Depuis lundi soir, nous avons une angine, la tête en pastèque, et la fièvre :S

Et comme un « bonheur » n’arrive pas seul, demain, nous avons rendez-vous avec l’anesthésiste, en vue de la fiv icsi 2. Je crois qu’il va vite nous expédier le mister dodo, je le verrais bien même arriver avec un petit masque (vous savez, les chinois ont ça depuis quelques années maintenant !). Nous allons donc quitter notre canap’ chéri infesté de bébêtes angineuses, pour faire le point. Ca fait mal de se lever à 6h du mat’ (rdv à 8h50, 1h de route !), juste pour faire le point (on n’est pas du tout du matin LUI et moi, ça va bougonner demain, je le sens) !

Les souvenirs affluent, quant à l’anesthésie de la première fiv…en voici le contexte :

Nous étions arrivés à 7h00 pétantes, il fallait être là avant 7h30 pour la chasse aux oeufs. Comme je suis bien angoissée, j’ai pas pensé à me bétadiner avant d’aller à la pma. Sur ce, l’infirmière m’indique la douche, et hop hop hop, j’y fonce. Sauf que défoncée comme j’étais, je me suis foutue de la bétadine dans l’oeil (c’était horrible, j’arrivais plus à l’ouvrir !) : la loose toujours collée à ma peau, comme un chewing gum à une godasse !

J’arrive tant bien que mal à finir ma douche, arrive à la chambre – heureusement individuelle vu comment j’ai pesté – , et termine de me rincer l’oeil (mouhaha, l’expression à deux balles, prenez ce terme dans au sens propre hein). Arrive alors l’infirmière, tandis que je suis dans ma superbe blouse-cul-nu : « Il est temps d’y aller, Madame ! »

Et me voilà embarquée dans le long couloir de la mooooort 😉 . Nous arrivons dans la pièce-à-Pâques , où un joli petit lit de salle d’opé m’attend, dans un froid glacial. Je grelotte, toujours l’oeil en feu, le cul à l’air, et l’infirmière anesthésiste qui veut me faire la perfusion.

Sauf que je n’ai pas de veine (qu’est-ce qu’on se marre !), et qu’il faut toujours utiliser une aiguille pédiatrique au risque de m’éclater les veines. Elle pique donc direct dans le poignet, et manque de pot, ça rate : ça fait maaal, je veux rentrer chez moaaa. Bien évidemment, au lieu de s’excuser, l’infirmière comme bien des infirmières accuse le patient : « Madame, vous êtes bien trop stressée, vous ne me laissez pas faire en plus, et gnagnagna » (pour info, j’étais tranquillement couchée à rêver de la chasse aux oeufs qui approchait à grands pas, tandis que mon loulou était au labo pour faire glinglinguer le jackpot).

Bref, Madame De Mauvaise-Foi veut me repiquer. Je lui demande de m’asseoir pour voir ce qu’elle fait (ça me rassure, surtout après un premier raté). Et, comme toutes les perf, ça finit sur la main (ouiiille !!! 😥 )

Sur ces entre-faits, Mister Dodo arrive, me regarde et dit : « Eh ben alors ma ptite dame, on est stressée?? » ; « Et alors tit con, tu veux mon poing dans ta gueule?? » Ca, c’est ce que j’aurais voulu dire…mais il ne vaut mieux pas contrarier quelqu’un à qui tu vas remettre ton sort dodoresque. D’ailleurs, il profite que je fulmine pour m’injecte la potion magique, et hop, madame winnerdelaloose s’endort dans les bras de Morphée.

SAUF QUE pendant la chasse aux noeunoeufs, il se trouve que j’agonisait malgré mon dodotage. Donc Mister concon Dodo me fout un calmant de la mort qui tue, le genre de machin qui pourrait tuer un cheval en rute !!!! (je sais pas pourquoi j’ai rajouté en rute, non vraiment jtrouve pas la raison 😀 )

Je me réveille….roulement de tambour….2h plus tard !! Avec un espèce de chauffage qui souffle dans mon dos, ce que c’est booon ! Je m’abandonne à ce bien-être, quand tout à coup…oui, tu l’as dans le mille chère copinaute, Mister Dodo n’abandonne jamais !!!

« Ca y est, on se réveille?? » Sauf qu’il m’avait droguée ce con, car je suis allergique aux anti-inflammatoires, donc il a utilisé un calmant à la place qui fait stagner entre le conscient et l’inconscient. J’avais l’impression d’être prisonnière de moi-même, je ne parvenais pas à ouvrir mes yeux, ni à parler, alors que j’étais éveillée. Tu vois un peu le truc? THE TRUC?

Mister Dodo sait tout ça, mais Mister Dodo a décidé de faire ch**r son monde, donc Mister Dodo m’embarque jusqu’à la chambre, et dit à Chéri : « Elle est pas un peu du genre stressée votre femme?? » , LUI : « non, vraiment pas. Elle était très sereine quand on s’est laissé ». Chéri : 1 ; M. D : 0

Voilà, l’histoire fut longue, mais pour reparler du calmant, j’ai dû rester jusqu’à 17h à la clinique, et encore, c’est parce que je voulais rentrer chez moi. Autrement, la pma voulait me garder la nuit, mais miss n’aime pas l’hôpital car ça la sépare de son Loulou d’amour, it’s not possible.

Ce qui fait que j’attends demain avec impatience. Oui, j’ai deux-trois choses à dire à Mister Dodo, et je vais le gaver de ces cochonneries bouffeuses de cerveau jusqu’à ce que mort s’ensuive et qu’il finisse comme la Belle au bois dormant : inanimé mais réveillé, niarf niarf niarf niarf. Sauf que la Belle n’était pas velue comme lui, enfin je crois…

AVANT J’ETAIS GENTILLE, MAIS CA, C’ETAIT AVANT. ADIOS MISTER DODOS !

Edit :  Le rdv s’est bien passé, mis à part que personne ne sait ce qu’on m’a donné comme calmant, il n’y a aucune trace écrite. Mister Dodo n’était pas là, j’ai eu sa collègue un peu coincée mais attentive et ouverte une fois la discussion engagée. Maintenant, le compte-à-rebours est lancé : je pense que mes reds vont débarquer dans 12 jours à peu près. C’est reparti !

Andrologue or not andrologue, that is the question

Dans une semaine, jour pour jour, nous allons sur Paris voir un andrologue.

Notre Dr. Cold (petit nom pour notre spé très froid avec ses patients) trouve que c’est inutile, Chéri est condamné à être OATS, pas de cause possible selon lui qui pourrait améliorer, ne serait-ce qu’un petit peu, son spermo.

Je m’interroge…est-ce vrai? N’y a-t-il donc aucune solution? Est-ce qu’on y va pour rien?

Chéri mise son espoir sur ce rdv, mais si ça ne donne rien, et si le médecin qui nous reçoit le rembarre? Comment gérer cet « échec »? J’avoue me sentir perdue, et me demander vraiment où tout ce parcours va nous mener. Autant je sens que mon espoir demeure, autant je sens aussi que la lassitude et la peur sont là aussi.

Qu’en pensez-vous? Est-ce que ça vaut vraiment la peine d’aller à ce fameux rdv? Est-ce qu’il y a des couples qui y sont allés pour un bilan OATS et qui ont eu des solutions?

HELP