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Archives de Catégorie: claques

Consult’ avec gygy d’amour et nouvelles d’un lapinou tout malade + EDIT

Nous avions reçu un courrier de l’hôpital qui disait qu’en l’absence de gygy d’amour (parti se dorer la pilule) ils avaient pris connaissance du résultat du tritest et que nous pouvions être rassurés, tout allait bien. Aujourd’hui donc, nous avons eu le résultat : 1/3900. C’est très rassurant, nous soufflons.

Après examen minutieux du terrier magique, gygy d’amour m’a dit que la chambre forte était toujours bien fermée tout comme il faut, c’est un bébé bien à l’abri qui continue de faire son petit bonhomme de chemin.

Il était taquin mon gygy aujourd’hui, tout bronzé tout beach boy qu’il était, et alors que j’étais en position gynéco et qu’il enfilait son gant « à deux doigts » pour le fameux examen, il me sourit : « ben alors, on ne me demande pas une petite écho en bonus? Parce que moi je veux vous la faire hein ! » 😀 ce à quoi j’ai répondu : « j’y pensais bien sûr, mais là si vous voulez je me sens pas vraiment en position de vous demander quoi que ce soit ! »

Taquineries pour taquineries, je l’ai embêté sur le fait que toutes les infirmières craquent sur lui, il le sait bien sûr^^ (crâneur !!!!).

Bref, on est passé à l’écho et même si je n’ai pas eu le même émerveillement que les autres fois (car elle est toute formée maintenant, elle ne fait « que » grandir ma Poucinette, et puis je sais qu’elle va bien car je la sens tous les jours maintenant), j’ai été ravie de la revoir, là posée tranquille dans sa bulle en train de roupiller. Confirmation de gygy d’amour au passage que c’est décidément bien une fille : « bon, pas de zizi qui a poussé entre temps » 😀

Nous sommes repartis le coeur léger Loulou et moi, gygy d’amour a les mots qu’il faut pour nous faire vivre cette grossesse le plus sereinement possible. On se revoit le 3 septembre pour l’écho du deuxième trimestre. 

Je voudrais m’adresser en particulier à celles qui passent par le don (Monpetitoeuf, Compoteen …) : on voit à quel point encore une fois transmettre son patrimoine génétique ou pas ne compte pas. Poucinette reconnaît la voix de son papa et elle aime donner des coups de pieds quand il parle tout près. Il y a déjà ce lien secret entre lui et elle qui se tisse au fil des jours et j’aime voir Loulou aussi heureux et comblé. Je me dis : « ouaou, il a ça dans la peau, il a toujours été fait pour être papa et Poucinette le sait aussi ». L’instinct paternel existe, et c’est magnifique. C’est lui qui m’a dit un jour : « si tu veux la faire bouger, mais lui cette musique et tu verras ». Et dans les secondes qui suivirent, Poucinette gigota dans tous les sens, Loulou était émerveillé de cette complicité naissante. C’est comme s’il savait ce dont elle peut avoir besoin.

 


 

Ca n’a rien à voir mais je voulais aussi vous parler de Crackers, mon lapinou d’amour. J’ai cru déchanter hier soir quand je suis allée le voir, surprise qu’il ne vienne pas manger avec Cookie. Je l’ai retrouvé étendu, tout mou, les yeux mi-clos, ne réagissant plus à ma voix ou mes gestes. J’ai étouffé un cri et suis allée voir Loulou en pleurs, qui a immédiatement pris Crack’ dans ses bras et lui a massé le ventre, d’instinct. On a entendu une grosse bulle d’air dans le bidou, et Crackers a retrouvé peu à peu de ses forces tandis que nous l’amenions aux urgences chez notre véto.

Qu’est-ce que je pleurais…qu’est-ce que j’avais mal au coeur….le voir comme ça, me dire qu’on allait peut-être le perdre, devoir lui dire adieu, affronter à nouveau la Mort et être impuissants face à ses ravages. Je tremblais en essayant de me calmer autant que possible, je me disais que j’avais ce devoir face à Poucinette qui ne comprenait pas, qui recevait toutes ces émotions fortes et désagréables. Et puis enfin, sous une pluie battante, nous sommes arrivés fébriles chez cette véto en qui nous avons une entière confiance. Et le verdict est tombé.

Il se trouve que Loulou a sauvé notre ‘pinou. Il arrive que les lapinous aient tout à coup une bulle d’air qui se forme dans le ventre, sauf qu’ils ne peuvent pas roter alors ben ça s’accumule, tout finit par se dilater et ça entraîne la mort subite. En le massant, Loulou a fait évacuer de l’air et permis de gagner du temps pour que la véto reprenne le relais et fasse ce qu’il faut. Aujourd’hui il est encore hospitalisé et reste jusqu’à ce que le transit se remette en route, avec gavage à la clé, câlinous des infirmières qui passent le voir (parce que Crackinou est connu pour son côté nounours et bonne pâte), et surveillance accrue de son état avec examens réguliers, radios; etc.

En parallèle, Cookie (sa femelle) déprime et fait la grève de la faim, donc gavage à la maison de la pinoute et une attention toute particulière à lui prodiguer des soins et des câlins plus que d’habitude pour qu’elle tienne bon le temps que Crackers rentre à la maison (il suffit que le couple de pinous soit inséparable et fusionnel pour que l’absence de l’un entraîne la dépression de l’autre jusqu’à ce que mort s’en suive si celui-ci ne revient pas…oui là franchement c’est fun à gérer…pauvre Cookie 😦 )

Je ne sais pas pourquoi j’en parle ici, surtout après tant de joie de la consult’, mais vous ne pouvez pas savoir à quel point je l’aime ce pinou. Je ne pourrais pas supporter de le perdre, j’en ai marre de la mort, je veux juste que tout aille bien et que ce soit sa vieillesse qui l’emporte après avoir vécu tout ce dont un pinou comme lui pourrait rêver.

 

EDIT : Nous avons reçu un texto de la véto : Le transit est de nouveau lancé, il n’y a plus d’hypothermie et la radio est meilleure. Si ça se poursuit, on retrouve notre Crackers demain après-midi ❤

 
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Publié par le août 8, 2014 dans claques

 

Blog en pause

Je ne suis pas invincible, je ne suis pas une héroïne qui malgré les coups qu’elle se prend dans la gueule ne ressent pas la douleur et continue de se battre. Je suis et reste un être humain. Je vous lis dans le silence, je lis les bonnes nouvelles et la joie qui irradie les nouvelles venues dans le train, et je pleure dans le silence. 

Je crois que la torture est déjà assez forte pour que je m’en rajoute, ça n’est plus possible. Je vous aime si fort, je ne peux pas vous imposer ma douleur, et je ne peux pas non plus exploser de joie pour vous. 

Je mets donc mon blog en pause. Peut-être même en arrêt, je ne sais pas encore, besoin de réfléchir là-dessus. Là ce soir, la douleur est trop vive pour espérer être au clair quant à ma décision finale.

Une seule personne est à blâmer dans tout ça : cette connasse de Dame Nature. Et peut-être moi aussi, qui ne suis pas une héroïne. Qui pleure toujours son ange tout en sachant que mes larmes ne le ramèneront pas. La souffrance n’est pas insurmontable mais les sables mouvants dans lesquels j’ai tendance à me laisser couler m’inondent de cauchemars et de terreur face à l’avenir.

Si le coeur est en miette, j’ai de la colle à volonté pour le réparer, j’ai toutes ces cartes si douces et si bienveillantes que j’ai reçu dans ma boîtes aux lettres. Merci à toutes celles qui ont pensé à moi, merci pour vos gentils mots qui aident à recoller les morceaux. 

Bon cheminement à toutes. Et…à une prochaine fois, peut-être.

 
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Publié par le janvier 13, 2014 dans claques, La grossesse..., Uncategorized

 

Bilan et résolutions !

LE bilan :

– choc anaphylactique en mai

– FIV ICSI 2 ratée >> virés « poliment » de notre EX-pma en juin

– Petite Pinoute Bisou qui rejoint le paradis des lapinous en juin

– vacances au Portugal catastrophiques, virés par la famille Portugaise (j’adooore ma vie) en juillet

– Nous tombons amoureux de la Belgique qui nous offre enfin une aventure humaine et plus de possibilités pour avoir bébé (août)

– Petite Pinoute Mousse part rejoindre Bisou en septembre

– bébé est enfin là au creux de moi en fin octobre.

– j’apprends la grossesse inattendue…de ma belle-soeur en début novembre.

– bébé fait partie des étoiles en décembre.

Ca, c’est le bilan de MEEEERDE… . Mais je ne regrette pas cette année, où j’ai aimé chaque jour plus intensément mon Loulou, où nous avons toujours plus appris l’un de l’autre, où nous avons acquis une force et un courage pour continuer notre parcours au-delà des frontières et des préjugés, où j’ai porté mon ange au creux de moi, où nous avons rêvé et commencé de beaux projets en amoureux, où j’ai ouvert mon blog et découvert et rencontré des pmettes génialissimes !! A commencer par Lisette, puis Tinkie, Ptit Hérisson, et enfin Little Wife (merci encore pour ce très très beau moment, toi et ton chéri vous êtes vraiment choux et gentils comme tout, faut trop qu’on se revoit !). 

 

Mes résolutions maintenant :

n°1 : effacer malencontreusement ET bloquer les numéros des grognasses enceintes en C1 qui m’ont dit de me bourrer la gueule (désolée pour la vulgarité…) pour oublier ma tristesse, et que c’était bien triste ce qu’il nous arrivait, mais la nature est juste !

 

n°2 : écrire chaque jour quelque chose qui m’a apporté du bonheur, même un tout petit rien.

n°3 : pimenter la vie avec des surprises pour mon Loulou, casser l’habitude qui s’installe bien trop vite.

n°4 : refaire la façade de Dame Nature. Cette connasse me casse bien les catagnettes depuis trop longtemps. Il est temps qu’on cause.

n°5 : vous rencontrer, organiser des petites rencontres pour qu’on partage toujours plus cette belle amitié entre nous.

n°6 : passer le certif pour conduire une 125 🙂 Loulou est super sexy sur sa moto, mais il est temps que je me la pète un peu aussi^^

n°7 : sport, sport, et sport ! 

n°8 : me faire un petit tatouage en forme d’étoile pour mon ange…

n°9 : aller revoir la Magicienne et recommencer les tentatives dès qu’on le sent, dès qu’on le peut, et fonder notre famille… . Est-ce vraiment une résolution ou un fantasme?

n°10 : revoir des comédies romantiiiiques (Little Wife, tu m’as donné envie de les revisionner !!)

n°11 : garder tout pour moi au niveau familial. On ne dira plus rien. Si un jour grossesse il y a et que ça se passe bien, ils seront mis au courant à partir du 4ème mois, et si on peut, plus tard.

n°12 : essayer d’expliquer au mâlou pinou Crackers qu’il a beau faire des « cronch cronch » d’excitation pour séduire Cookie, ça ne lui rendra pas ses testicules pour autant. Et que s’ils veulent vraiment des bébés, va falloir passer par le don de gamètes…^^ quoi que, même pas, Cookie vient d’être stérilisée. Ouch ! Ben, une lapine porteuse alors ! Je m’égare.

n°13 : manger de la cigogne et opter pour Chronopos*t. 

 

 
Vidéo

Je réalise…

Les saignements se sont arrêtés, ils sont le signe d’un adieu définitif et irréversible. C’est fini.

Je ne tiens plus, je ne m’accroche plus. Les journées sont longues et interminables, elles se succèdent inlassablement, et moi je les regarde défiler sans aucune émotion. Anesthésiée.

Je croise un miroir et le déteste, quand avant j’étais ravie de me poser devant, et d’embrasser du regard ce ventre qui se gonflait de bonheur et de vie.

Je posais ma main et tremblait face à tant de joie, c’était si intense et trop beau pour être vrai. Si ma main ose s’approcher de mon ventre, c’est pour mieux comprendre que le plat qu’elle touche est le reflet de la mort qui m’a volé mon petit.

Sans l’ombre d’un doute, l’amour demeure entre nous, qui avons tout traversé ensemble sans se lâcher une seule petite fraction de seconde. Sans l’ombre d’un doute, se retrouver et faire l’amour rassure et apporte beaucoup de tendresse pour noyer ces vertiges qui me plongent dans le passé. Sans l’ombre d’un doute, s’enlacer et sentir l’amour bouillonner est un baume pour le coeur et le corps, mais ce sont bien des larmes qui roulent le long des joues, criant l’injustice de ne pas voir éclore le fruit de notre amour dans cette fusion si passionnée et intacte malgré tout.

Je réalise à quel point chaque seconde lourde et impatiente se charge de me rappeler avant de s’évanouir que tu me manques. Je n’ai plus de repère, plus d’envie, plus de vie. Juste une carapace pour me protéger des regards, des interrogations, et de l’absence de ceux qui ont su mais qui se sont écartés. L’infertilité est une peste à leurs yeux, la fausse-couche est la mort en personne.

Je réalise que comme les arbres en ce mois de décembre, je suis à nue et dénuée de vie. Pourtant en moi, quelque part, je sais que la sève coule pour m’offrir un printemps, une renaissance. Mais je réalise que cette saison s’éternise, je réalise que les bourgeons des jolies fleurs encore endormies ne m’évoquent rien, ne me procurent plus aucun frisson d’impatience.

 

 
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Publié par le décembre 29, 2013 dans claques, La grossesse..., Uncategorized

 

je dois y retourner…

Le caillot restant est parti, et depuis les saignements se sont intensifiés. J’ai de la fièvre (38,1) et des contractions insupportables. 

Evidemment, les dindes ont décidé d’accoucher aujourd’hui, alors qu’il n’y a qu’un seul interne…nous attendons qu’il y ait moins de monde pour y aller. Je sens que je vais passer noël à l’hosto, alors je vous souhaite à toutes de passer de belles fêtes malgré tout, et on se revoit très bientôt.

 
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Publié par le décembre 23, 2013 dans claques, examens, La grossesse..., Uncategorized

 
Vidéo

Besoin d’écrire, mais écrire quoi…

Que tu me manques, que ton absence me broie le coeur, qu’en partant mon âme s’est évanouie avec toi, que je voudrais juste te revoir en vie, que j’aimerais voir une image à l’écran qui tressaute tant je ris en te voyant faire des cabrioles.Que ta chambre prenait forme au même rythme que toi, et que maintenant tes affaires sont recouvertes d’un voile noir. Que j’aimerais tatouer tout mon corps pour que tu restes encré en moi comme si tu n’étais jamais parti.
Que ton papa est vraiment fort, qu’il fait son possible pour m’aider à croire que si un jour tu as un petit frère ou une petite soeur j’arriverai à l’aimer aussi, mais d’une autre façon.
Que je ne me sens plus être une coquille vide comme avant car tu as rempli irréversiblement mon coeur de maman de ta douce présence. Je ne serai plus jamais vide, je ne serai plus jamais une femme incomplète, tu as fait de moi une maman heureuse et apaisée, n’oublie pas combien je t’aime.
Que rentrer chez nous me rend si fragile, je me rappelle de tout, des éclats de rires dans la cuisine quand ton papa te soufflait des bêtises, de son regard fier de voir un joli ventre qui s’arrondissait peu à peu, de ma main qui te caressait, de mes murmures pour te dire des secrets, et combien je n’étais rien sans toi et ton papa et ne me voyais pas vivre sans lui, ni toi.

Que je ne vivrai de toute façon jamais sans toi, tu es dans mon coeur, dans la mémoire de mon corps, enveloppé dans mes mots.
Que j’ai peur d’avancer, que j’aimerais stagner là pour ne jamais oublier une fraction de seconde de bonheur qu’on a vécu ensemble. Que je crains de posséder à nouveau un joli trésor et le perdre aussi, ne plus pouvoir ni vouloir me relever.

Qu’aujourd’hui, le jour de l’anniversaire de ton papa tu aurais été à l’honneur avec lui en atteignant les 12sa. Qu’on ne sait comment se réjouir malgré tout et faire de cette journée quelque chose de magique… .
Que j’aurais rêvé sentir l’odeur de ta peau, te couvrir de mes baisers fous d’amour et de joie, t’offrir tout de ma personne pour que tu t’épanouisses, rester là au milieu de la nuit à observer avec admiration la merveille que tu aurais été, admirer combien ton papa a cet instinct inné de bien s’occuper de toi, m’attendrir devant l’abondance de son amour envers toi.

Que l’on arrivera à reprendre foi, et qu’un jour nous te parlerons de l’arrivée en douceur de ton frère / ta soeur, et nous lui parlerons de toi.

Que j’ai senti ton amour et que ça me transporte de bonheur, et que je ne me laisserai pas mourir, je me battrai contre cette part sombre de moi et contre tous les obstacles que cette vie cruelle nous dresse.

 
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Publié par le décembre 21, 2013 dans claques, La grossesse..., Uncategorized

 

L’envolée de mon amour

Je reviens tout juste de l’hôpital. Au dernier article, je vous ai parlé de saignements qui commençaient à venir. Ils parurent très dérisoires à côté de l’horreur qui se déroula mercredi soir.

Les contractions se firent de plus en plus oppressantes, et tout à coup, je perdis les eaux sans comprendre ce qu’il se passait. Je courus aux toilettes, et tout alla très vite. Des contractions terribles, je ne pus m’empêcher de crier tant j’avais mal, le sang se mit à couler à flots pendant plus d’1h30. Je sentis le placenta descendre, et je le vis tomber lourdement, mon petit ange au creux de lui, arraché à la vie. Les larmes, la peur, et l’évanouissement contre lequel je luttai.

Loulou appela le samu, fit tout pour me garder éveillée pendant que je me vidais littéralement. L’ambulance arriva 10 minutes après, mais je n’étais pas transportable. Trop de sang perdu, on parlait de transfusion sanguine. Le SMUR arriva, je vis des visages se pencher sur moi, inquiets, à essayer de me tenir éveillée. Si mon mari n’avait pas été là avec moi, qui sait ce qui serait arrivé… .

L’infirmier essaya de me perfuser mais les veines claquèrent une à une, y’avait rien à faire. Tandis que le médecin commençait à bétadiner au niveau de la jugulaire, l’infirmier décida de tenter le tout pour le tout et piqua dans la main. Et ouf, la veine tint le coup.

On me plaça dans une coquille et l’équipe m’emmena à l’hôpital. Ma tension chuta de 12 à 8, et j’avais 38,2 de fièvre. Le médecin me parla d’endométrite due à la présence prolongée de mon bébé mort.

Arrivés à l’hôpital, l’équipe s’activa et pris le relais. On m’expliqua que j’avais perdu en 1h30 une quantité de sang qui aurait du partir en une semaine (hémorragie). Mon teint était apparemment cadavérique, j’étais très faible. On me fit une écho et à mon grand soulagement, tout était parti, il ne restait que des débris, des caillots. La force me regagna faiblement et les larmes purent sortir et s’épancher. J’eus les bras d’une infirmière, son écoute, les paroles réconfortantes de l’interne, et toute une équipe pour m’entourer, respecter ma profonde souffrance, m’aider à croire en l’avenir…

J’eus une prise de sang pour savoir si on déclencherait la transfusion ou pas. Les résultats furent satisfaisants, pour une fois, mon âge fut mon meilleur allié, mon hémoglobine se régénéra très vite.

On me laissa à jeun jusqu’au lendemain pour voir s’il fallait passer au curetage. L’interne qui me refit l’échographie défendit mon cas pour que je n’aie pas ça à vivre en plus, mon utérus expulsant petit à petit les débris. Je fus en sursis jusqu’aux 18h de cette même journée avec le droit de manger (mais la tension ne remonta pas), où l’écho déterminerait si c’était le bloc ou pas. On me parla aussi du cytotec, mais l’équipe craignait que ça provoque une nouvelle hémorragie. L’écho se révéla très satisfaisante, mais démontra un caillot très gênant. De nouveau en sursis, de nouveau à jeun, tension à 10/6 cependant.

Et enfin, ce matin il y eut la dernière écho de contrôle. Le caillot est toujours là, mais plus fin. On me laisse en sursis (encore) pendant 3 semaines où suite à ce délai je devrai repasser une écho. Ce caillot peut provoquer une hémorragie, et cette fois je n’aurai pas le choix, ce sera le bloc opératoire direct.

Je suis malheureuse, terriblement malheureuse…mon bébé est parti, mon tout petit… . Mais à la fois je suis soulagée de ne plus porter mon bébé mort, qu’il ait exaucé mon souhait de s’en aller naturellement. Je préfère avoir vécu un bain de sang mais en étant dans l’intimité pour lui dire aurevoir, plutôt que d’avoir pris en charge médicalement, d’être endormie avec lui, et de me réveiller vide, sans avoir pu le voir s’en aller, sans avoir pu matérialiser sa douce présence en moi.

Comme il n’est pas reconnu civilement et qu’il n’aura jamais de funérailles, il sera reconnu « célestement » où une étoile portera son nom. Ainsi mon bébé, quand ton papa et ta maman lèveront les yeux vers le ciel, ils pourront se recueillir sur l’étoile qu’ils auront choisi et te savoir en paix.

Merci d’avoir fait partie de notre vie, merci d’avoir fait de nous des parents heureux et comblés, nous ne regretterons jamais d’avoir vécu tant de bonheur en t’ayant. Nous t’aimons…

 
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Publié par le décembre 20, 2013 dans claques, La grossesse..., Uncategorized