RSS

A mon Envolé

01 Juin

Mon Envolé, mon amour, mon premier, mon vide au creux du coeur, tu me manques toujours et encore. Ta petite soeur est incroyable, dès son arrivée dans notre vie elle a su panser nos blessures et nous faire penser à toi plus sereinement. Je la regarde chaque jour grandir, elle a un caractère si doux, si câlin et si sauvage à la fois. Elle a une force en elle et un courage face à toutes les difficultés de chaque début de vie, je suis convaincue qu’elle deviendra une femme solide, ambitieuse, volontaire mais très sensible.

Je ne peux m’empêcher de penser à toi, à me demander quel enfant serais-tu devenu, quel adolescent, quel adulte. Si tes yeux seraient rieurs comme ceux de ta petite soeur, si vos traits se ressembleraient. Je ne peux te voir de mes yeux, mais mon coeur te voit beau, les traits doux et l’apparence diaphane, comme un doux rêve.

Hier mon enfant, c’était la fête des mamans. J’ai été comblée, choyée, gâtée, je n’ai manqué de rien. Juste de toi, encore. Cela est difficile à comprendre pour les autres mon amour, si tu avais existé ta petite soeur ne serait pas avec nous. Et te regretter pourrait faire croire qu’on aurait préféré toi plutôt qu’elle. Alors que non, tu vois, la vie n’est faite que de paradoxes.

Je ne sais ce que réserve l’au-delà. Il paraît que c’est beau là-haut, et je ne sais si je te retrouverai, et comment je te retrouverai. Je ne sais quelle apparence tu pourras avoir, seras-tu paré d’ailes d’ivoire ? J’espère au moins que tu rends dingues les autres anges avec des tours et des malices dignes d’un petit galopin comme toi. Oui, parce que je t’imagine coquin, et sacrément farceur.

J’aime t’imaginer, cela m’apaise. Je ne sais si tu peux nous observer de ton nuage, mais sache qu’on est heureux. Il est toujours difficile pour ton papa et moi de dire que ta soeur n’est pas notre premier enfant, personne ne comprendrait, et nous ne voulons pas entrer dans des détails. Mais pour nous, c’est toi notre premier, c’est toi qui a allumé le scintillement dans nos yeux quand nous avons découvert que tu vivais au creux de moi. J’ai un manque de toi, et rien pour calmer ce manque. Rien ne te remplace, et je te le promets, rien ne te remplacera.

J’accepte ce manque, il est ma douleur et ma joie. Je suis heureuse de t’avoir porté, mon doux Envolé, de t’avoir aimé, d’avoir gardé tes clichés. Je suis heureuse que ma petite fille soit venue après toi, elle me comble de joie. Et toi aussi, mon Envolé, je t’aime et je t’aimerai toujours.

Je ne recevrai jamais de collier de nouilles de ta part, ni de dessin où tes doigts seront plus coloriés de feutres que la feuille elle-même. Mais tu m’as offert le plus beau cadeau qu’une maman puisse recevoir : TOI. Merci d’avoir existé, embrasse bien tes petits camarades partis trop tôt eux aussi, ne faites pas trop de bêtises et surtout, surtout mon coeur, ne nous oublie pas. Car nous, ici, nous ne t’oublierons jamais.

Publicités
 
13 Commentaires

Publié par le juin 1, 2015 dans Uncategorized

 

13 réponses à “A mon Envolé

  1. compoteen

    juin 2, 2015 at 3:20

    ❤ ❤ ❤

     
    • titpouce

      juin 5, 2015 at 10:23

      ❤ pensées pour ton petit Sacha ❤

       
  2. Florence

    juin 1, 2015 at 4:45

    J’ai eu la chance de ne pas vivre ce drame. Lire les blogs m’a appris à ne jamais minimiser le chagrin de ces mamans, tu exprimes très bien ton ressenti. Je pense que la Fête des mères a permis à certaines d’exprimer ce soutien (adelles, gval etc…). Il est toujours très douloureux de lire ces témoignages mais parler de Poucinette 🙂 offre un vrai espoir à certaines.

     
    • titpouce

      juin 5, 2015 at 10:26

      Florence, je ne te connais pas mais tes commentaires sont toujours très doux, très justes, une bien belle personne se cache derrière son écran 🙂 merci parce que même si -heureusement- tu n’as pas eu cet enfer à traverser, tu cherches à comprendre pour mieux soutenir, pour ne pas faire de maladresse, c’est si rare de nos jours.
      J’espère que, comme tu l’écris, Poucinette offre cet espoir aux mamanges que, même si l’on n’oublie jamais et que parfois la douleur se fait sentir plus que d’habitude, le bonheur couvre les plaies et aide à avancer avec douceur et avenir serein.

       
      • Florence

        juin 5, 2015 at 7:47

        Merci, c’est très gentil de ta part ;-), cela me touche

         
  3. Miss infertility

    juin 1, 2015 at 2:10

    J’ai du mal à comprendre cette peine, mais comme je le disais à Bounty, vos articles me font réaliser à quel point cela doit être douloureux. Ton article est magnifique, bisous

     
    • titpouce

      juin 5, 2015 at 10:27

      Merci de prendre le temps de lire ce genre de sujets d’articles pour mieux réaliser et essayer de comprendre ce qu’on peut traverser. Des gros bisous à toute ta jolie petite famille

       
  4. tinkieginie

    juin 1, 2015 at 12:52

    Milles pensées s’envolent vers vous 4, on vous aime fort ❤

     
    • titpouce

      juin 5, 2015 at 10:28

      Merci ma ginie ❤ on vous aime tout autant et on espère que vous allez bien. Je te tel un de ces 4 !

       
  5. ciconiatenvapas

    juin 1, 2015 at 12:08

    J’aime ton idée que tous les anges jouent ensemble là-haut… 😉 Gros bisous

     
    • titpouce

      juin 5, 2015 at 10:29

      🙂 cette idée ne me quitte pas, ce serait quand même chiant de rester tout le temps sage à buller sur leurs nuages^^

       
  6. Bounty Caramel

    juin 1, 2015 at 11:12

    D’immenses douces pensées… ❤

     
    • titpouce

      juin 5, 2015 at 10:30

      Merci ❤ autant de pensées pour eux ❤ ❤

       

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

 
%d blogueurs aiment cette page :