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Archives Mensuelles: janvier 2015

Le mois des premières fois…

Première fois que :

– je me réveille en sursaut la nuit pour vérifier qu’elle respire
– je m’échoue dans le lit dès que j’en ai l’occasion, mine de rien Poucinette a beau être petite, elle pompe toute mon énergie !
– je chiale en même temps que Poucinette qui hurle à cause de ses RGO, parce que c’est juste insupportable de la voir souffrir, parce que ses hurlements sont tellement déchirants que ça me rend malade. Ma pauvre petite puce… .
– je suis prête à sortir les crocs et les griffes si je juge que la pédiatre n’est pas allée au bout des choses (genre ça y est, après mon diplôme en gynécologie je m’invente pédiatre maintenant^^) ; pourtant elle a montré qu’elle est compétente, et ce plus d’une fois, mais rien n’y fait. Dès qu’on touche à mon bébé, je me transforme en louve sauvage ! grrrrr 🙂
– je vois autant de marques différentes sur mon plan de travail de biberons et de tétines pour trouver l’élu buccal de Poucinette ! Le Précieux de Poucinette s’appelle MAM.
– j’invente des comptines pour l’apaiser, l’endormir, ou essayer de faire ralentir son débit de tétée tant elle peut être vorace (elle finit par s’étouffer quand elle fait ça). C’est cucul, mais ça lui plaît alors bon, allons-y gaiement !
– j’ai vu Loulou en mode Chicken Daddy, au point qu’il a porté la poussette avec Poucinette dedans, jugeant la route trop irrégulière (vous avez le droit de vous moquer, je le chambre dès que l’occasion s’y prête et croyez-moi, c’est pas ça qui manque 😀 )
– j’ai eu la nostalgie en allant au supermarché, plus de passage en caisse prioritaire, tite larmichette à l’oeil.
– j’ai vu ma cicatrice comme une blessure de guerre dont je peux être fière, j’apprends à vivre avec et la seule chose qui me dérange vraiment maintenant c’est la douleur, c’est tout. La cicatrice est très belle, la trait est tout fin et j’arrive à masser pour que ça le reste. Mais par contre je douille à mort au niveau de mon bas-ventre, ce qui me vaut une prochaine séance chez l’ostéo.
– Loulou a pu me serrer contre son coeur sans ce groooos bidou qui se lovait entre nous ! C’est une étreinte qui me manquait, mais j’ai apprécié chaque étape de ma grossesse autant que possible.
– Poucinette m’a souri, vraiment, franchement, toute édentée ❤ elle était couchée sur le dos, sur moi. Puis elle a ouvert ses grands yeux bleus, s’est tournée vers moi, m’a regardé et m’a offert le plus beau sourire qui soit…je n’oublierai jamais.
– les vêtements en 0 mois de Poucinette sont devenus un poil trop serrés. Première fois aussi que j’ai eu envie de chialer devant des bodys parce que ma fille a grandi. P’tain ce que ça passe vite quand même !

– j’ai dérogé à une règle : pas de tototte, parce que je trouvais les motivations des parents qui en avaient acheté vraiment…pas recevables. On prend pas une tétine « pour que le gosse se la ferme », sinon dans ce cas vaut mieux opter pour un poisson rouge, ça fait pas de bruit, et ça fait faire des économies en lait et en couches (bon, tu touches pas les APL par contre… 😛 ). Parce que Poucinette attrapait sans cesse l’index de Loulou et le portait à sa bouche, et qu’un doigt est difficilement dévissable pour le lui laisser, nous avons donc opté pour la tétine. Elle est loin d’en avoir besoin systématiquement, juste de temps en temps pour se rassurer.
– j’angoisse parce que Poucinette dort ! Oui, oui, juste parce qu’il s’est passé 10 heures entre deux bib, Mademoiselle dormait paisiblement tandis que Chicken Daddy et Mummy se faisaient un sang d’encre à se demander si c’était normal. On est quand même allés jusqu’à appeler la maternité dans la nuit pour s’assurer que c’était normal, l’auxiliaire puer a du bien se bidonner de nous voir flipper pour notre bébé qui fait ses nuits ! Ri-di-cule.

– ça ne me fait plus mal que Casse-bonbon and Co ne me donne plus aucun signe de vie. Qu’il fasse sa vie, qu’il soit heureux comme il est là où il est, je ne peux pas obliger mon frère (que de sang, j’entends) à être VRAIMENT un frère pour moi. Tant pis !

Je remercie la vie pour ces premières fois .Elles sont toutes nées à partir de toi, ma Poucinette.

 
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Publié par le janvier 30, 2015 dans Uncategorized

 

Du changement dans l’air…

Je crois avoir fait mon choix, je continue d’écrire. Je n’ai pas voulu pour ma part créer un nouveau blog, car la naissance de ma fille n’est pas le point final de notre parcours mais bien l’élégante virgule qui permet d’en écrire la suite.

Cependant, j’ai quand même eu besoin de faire quelque chose de différent, de donner un souffle nouveau à mon blog dont l’apparence s’était affadie avec le temps. Besoin de le draper différemment, pour écrire la suite des chapitres d’une pmette devenue pmère.

Je sais bien malheureusement que je perdrai encore beaucoup d’entre vous, mais que je ferai la connaissance aussi de nouvelles jolies personnes, je crois que ce n’est pas être fataliste que de se dire qu’il faut simplement accepter que vous ne me suiviez plus spécialement, j’ai suffisamment d’affection pour chacune d’entre vous pour respecter les décisions à venir, et qui sait peut-être vous retrouver dans quelques mois les bras plein de vie, ou le ventre plein de bosses mouvantes. J’y crois !

Je vais tenter de mon côté à vous suivre autant que je le peux, sachant que ma vie est bien speed et que – j’en parlerai plus tard – ma santé est mise à mal.
Passer du côté maternel de la force ne m’empêche pas d’être lucide et mon blog n’aura aucunement pour but de tomber dans la niaiserie. Par ailleurs, j’ai aujourd’hui envie de conserver le petit nom que l’on donnait à Ayline avant sa naissance, ça permet de laisser un lien entre l’avant et aujourd’hui. Donc désormais, nous parlerons de Poucinette (mais vous pourrez très bien dire son prénom dans les commentaires !).

La fin de la grossesse ne m’a pas non plus permis de commenter des masses sur vos blogs, ni même d’actualiser ma liste de pmettes exaucées, et celle encore trop longues de pmettes encore au combat. Cela ne veut pas dire que Titpouce est devenue une grosse PB qui abandonne les copines sur le quai, non non NON ! Je ne parle pas de tout sur mon blog, j’ai gardé beaucoup pour moi afin de n’affecter personne. Je reste toujours avec vous, tant que vous voudrez de moi 🙂
Petit à petit, je prendrai le temps de faire les choses.

A bientôt alors pour de nouvelles aventures !

 
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Publié par le janvier 25, 2015 dans Uncategorized

 

Quand la Maisons des Lutins s’invite dans ma boîte aux lettres…

Je suis toute émue, toute bouleversée. Nous avions envoyé un mail à notre Magicienne pour lui annoncer la naissance de notre petit miracle. Elle avait répondu même pas 5 minutes plus tard, nous disant combien elle était heureuse pour nous et qu’elle avait hâte de la rencontrer.

Hier midi, Loulou revient du boulot, les yeux brillants, tenant une enveloppe à la main.

Il s’agit d’une carte venant tout droit de la Maison des Lutins nous adressant ses sincères félicitations, avec des signatures de l’équipe <3, avec ce petit message :

« Beaucoup de vous, un peu de nous,
un peu de mystère,
un peu de tout,

Beaucoup de volonté d’aboutir
et enfin, …

Beaucoup de vie !
nous sommes si heureux pour vous !

Bienvenue dans la vie à votre nouveau-né !
Félicitations de la part de toute l’équipe ! »

Aucun doute là-dessus, notre havre de paix ne l’est pas que d’apparence, nous sommes pressés de pouvoir faire découvrir ce cocon à notre fille !

 
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Publié par le janvier 24, 2015 dans Uncategorized

 

Help aux copines césarées !!

Je préfère me tourner vers vous plutôt que doctissimerde qui regorge de bêtises en tout genre.

Voilà, au niveau de ma cicatrice je sens que ça fait une bande toute dure, est-ce que ce sont des adhérences? J’ai lu qu’il fallait masser la cicatrice, mais à partir de quand ?
Ce qui m’inquiète également (mais je suis consciente que ça ne fait même pas trois semaines que la césa a eu lieu) ce sont les douleurs tout autour de cette cicatrice, sur les côtés essentiellement, au dessus de l’aine. Avez-vous eu ça?

Enfin, dernière petite question : ça fait comme un espèce de petit bourrelet juste au dessus de la cicatrice, est-ce que ça va se résorber de soi-même ou demander l’intervention d’un kiné par exemple?

Je suis désolée si mes questions vous paraissent peut-être bêtes ou très terre à terre mais j’avoue que je ne m’étais pas préparée à cette éventualité de la césarienne et je me sens totalement perdue… je n’arrive toujours pas à porter mes jeans uniquement parce que ça me fait trop mal au ventre, j’ai l’impression que ça me fera toujours mal, je déteste qu’on touche cette zone. Que faire?

 
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Publié par le janvier 22, 2015 dans Uncategorized

 

Passer de deux à trois, ce à quoi on ne s’attend pas du tout…

Quand on m’a remontée en chambre suite à la césarienne et les heures passées en salle de réveil, je les ai découvert collés l’un contre l’autre, mes deux amours. Je ne sais comment vous expliquer la vague d’émotion qui m’a totalement fait chavirer, leurs regards échangés, les mains de notre petite princesse qui frôlaient le torse de Loulou, cette découverte physique après tant de contacts indirects pendant 9 mois. Les mots n’étaient pas utiles, leurs yeux pétillaient d’amour et de surprise, on pouvait lire dans les yeux de Louou : « enfin je te rencontre ! ».

Et puis quelque chose s’est passé, Loulou s’attacha tellement fort à Ayline qu’il supportait très mal qu’elle quitte ses bras pour quelque raison que ce soit. Cela le rendait malade de l’entendre pleurer et il devenait comme un lion en cage, il trépignait d’impatience et s’agaçait parce que pour lui qui disait pleurs disait : problème, souffrance. On en parle peu, si peu et pourtant cela touche tant d’hommes : le papa blues.
Une sage-femme formidable l’a aidé à identifier le papa blues et à le surmonter, en me laissant m’occuper aussi de ma fille quand je le pouvais, qu’un bébé qui pleure c’est normal, etc. Les larmes sont montées, et quand la sage-femme est repartie Loulou s’est senti à la fois soulagé et coupable. Nous avons pris le temps ensemble de mettre des mots sur ses ressentis, d’en comprendre la source et puis ensuite les choses se faisaient « sur le tas », quand Ayline hurlait parce qu’elle avait faim par exemple et qu’elle était tellement à fond dans ses pleurs qu’elle n’arrivait pas à se calmer pour téter.

De mon côté, j’ai eu beaucoup de mal à toucher mon ventre pour me savonner par exemple. Cette zone a été tellement douloureuse, tripatouillée, j’ai ce sentiment comme je vous l’avais dit dans le précédent article d’avoir été torturée dans les suites de la césa. Cela m’insupportait de toucher cette zone, mais le pire a été pour moi de m’occuper de ma cicatrice. Il fallait passer chaque jour des compresses de biseptine, et ce qui m’arrivait à chaque fois me glaçait le sang : je passais la compresse de gauche à droite et je me suis rendue compte que pour la césarienne Gygy d’amour avait ouvert de gauche à droite, ça m’a causé une douleur. Je sais que c’est psychologique, même si c’est clair que ça n’est jamais agréable de toucher une cicatrice encore très récente. Ca me semble important de l’évoquer, peut-être que mon témoignage pourra aider quelqu’un… .
Il me faudra encore du temps et de la patience pour pouvoir toucher cette cicatrice sans avoir cette mémorisation du corps qui me revient en pleine figure.

Quand nous sommes rentrés chez nous, j’ai découvert ma silhouette devant le miroir et j’ai pleuré : plat, un ventre plat, une petite bosse minuscule en dessous du nombril et c’est tout…. . Vous devez vous dire que j’abuse, je devrais être heureuse de ne plus avoir de ventre (si ça peut vous consoler, il est tout flasque comme un flamby, c’est assez immonde !), mais moi ça m’a fait réaliser violemment que « Poucinette » n’était plus là, que je ne sentirai plus jamais ses coups de pieds, le frôlement de ses mains…ça y est, c’est fini. L’objectif n’était bien sûr pas d’être enceinte mais bien d’avoir un bébé, j’en suis totalement consciente. Mais le pincement est là….. . Ca passera, comme tout !
J’ai en tout cas compris pourquoi quand je me suis levée du lit dans ma chambre à la maternité et que je m’étais habillée pour le grand départ Loulou s’est mis à pleurer en voyant mon ventre. Et puis je lui avait tourné le lit d’Ayline de sorte à ce qu’il puisse voir sa petite fille paisiblement endormie, ça l’avait apaisé totalement. ELLE EST LA ! Plus dans le ventre c’est vrai, ça nous manquera, mais le meilleur est à venir. Finies les souffrances d’être à deux.

Cela fait une semaine que nous sommes rentrés chez nous. Nous avons pris nos marques et Ayline est adorable, elle nous fait majoritairement des nuits de 6 heures, nous nous relayons pour permettre à l’un et l’autre d’avoir des nuits complètes et récupérer avant la reprise du boulot pour Loulou (vendredi prochain).
Après avoir fait la course aux biberons pour trouver THE bib qui conviendrait à la demoiselle (non je n’ai pas pu allaiter, pour plusieurs raisons que je vous évoquerai un de ces quatre, si ça vous intéresse^^), et adapté plusieurs rituels comme le bain (qu’elle adoooore !) pour l’aider à s’endormir malgré les coliques, nous avons pu trouver du temps pour nous et l’intimité de notre couple s’installe à nouveau, doucement, tendrement. C’est important de ne pas oublier que bébé ne doit pas être le centre de tout, mais qu’à l’origine il y a Loulou et moi, notre amour, et sans cet amour il n’y aurait pas de bébé. Ce n’est pas toujours chose évidente hein, et je sais qu’il y aura des périodes moins évidentes, comme on le sait rien n’est acquis, il nous faut toujours entretenir ce que l’on possède pour ne pas le perdre.
Nous nous efforçons de le faire, et même si nous nous sentons parfois dépassés par les évènements, notre couple n’en souffre pas.

Quand j’ai vu la tête d’Ayline apparaître au-dessus du champ opératoire, j’ai su que tout commençait ce jour, notre famille était enfin fondée. Je veux tourner la page sur les souffrances, sans pour autant oublier notre parcours, ça jamais. La PMA fait partie de nous, de notre histoire, de notre arbre généalogique.

 
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Publié par le janvier 18, 2015 dans Uncategorized

 

L’accouchement à la DNLP

Je profite qu’Ayline et Loulou dorment tous deux à poings fermés pour vous raconter l’arrivée au monde de ma petite merveille.

Sur les bons conseils de Miss Kangourou, épuisée et impatiente je suis allée dans un magasin bio acheter des feuilles de framboisier pour essayer de ramollir un peu ce col récalcitrant. Je prends plein de décoctions et coïncidence ou pas, je perds le bouchon muqueux dès le lendemain soir suite à un gros fou-rire 🙂

Le lendemain après-midi, nous nous rendons à la maternité car je ne sens plus du tout tite puce bouger dans le ventre, ça m’inquiète sérieusement car d’habitude elle me fait une java du tonnerre dès minuit.
Loulou m’avait demandé avant de partir si on prenait les valises au cas où, mais je suis tellement incrédule sur le fait qu’un accouchement soit possible maintenant que je lui dis que ce n’est pas la peine, on vient pour tout autre chose en plus. Sauf qu’il avait raison ! Bref. Nous ne prenons donc que le sac contenant tout de même tout mon dossier médical de grossesse, la tenue de naissance, ma tenue pour déambuler, la boîte à papa (la fameuse boîte !!), et de l’eau.
Je suis mise sous monito, et Ayline se met à taper dans tous les sens, elle me fait mentir cette petite^^ 10 minutes à peine s’écoulent que j’ai des contractions assez intenses toutes les 5 minutes chrono. On m’examine le col entre deux, il est ouvert à 1 (et là je crie : AAAAAALLELUIAAAA !!! Enfin !). Deux heures plus tard, les contractions sont toutes les 3 minutes. Il y a un ralentissement du coeur d’Ayline, le médecin et la sage-femme déboulent dans la salle : le rythme remonte, mais du coup on surveille ça de près. Col toujours à 1.

Loulou et moi travaillons en équipe, il est ce soutien parfait que j’attendais. Je fais plus d’une heure de ballon pour essayer d’ouvrir le bassin, de me soulager aussi des douleurs des contractions. Loulou commande une pizza pour qu’on mange un bout 😀
C’est alors que le moment est enfin arrivé pour lui d’ouvrir sa boîte à Papa : il y a dedans une lettre avec plein de petites anecdotes et phrases rigolotes pour le détendre et qu’on se paye une bonne tranche de rire. Il y a aussi beaucoup d’émotion, s’il la lit c’est que « Poucinette » a décidé de pointer le bout de son nez, et tout le reste 🙂
Il y a aussi trois petits rouleaux fermés par un délicat ruban satiné qui vient de notre décoration de mariage. Le premier rouleau : nous deux depuis le début de notre histoire jusqu’à aujourd’hui. Le deuxième : « Poucinette » depuis la première écho jusqu’à la dernière. Le dernier : le bidou depuis 4 sa jusqu’aux 37sa.
Il y a aussi 4 rouleaux de réglisse que j’ai glissé car Loulou adore ces confiseries ! Il y a un échantillon d’un des monitos dans lequel on voit tous les nombreux mouvements de notre puce, son petit rythme cardiaque, etc.
Il y a un mot que Loulou m’avait écrit pendant que je dormais, avant de partir au travail : je vous aime mes chéries d’amour. Et enfin, il y a une boîte de chewing-gum mdr (Miss Kangourou tiltera tout de suite 😛 pour les autres copines, lisez son récit d’accouchement^^). Cette boîte à papa devient la boîte à souvenirs de papa, car Loulou m’avait dit un jour qu’il adorerait avoir de quoi mettre tout plein de souvenirs des premiers moments de vie de notre fille. Maintenant vous savez tout 😉

A plus de 2 heures du matin, toujours les contractions toutes les 3 minutes, le col reste inchangé, je fatigue. Cependant, la sage-femme me dit que la poche des eaux est bombée, je vais accoucher c’est certain. On me fait donc couler un bon bain bien chaud avec des huiles essentielles, je me détends enfin. Loulou part chercher les valises.
2h30 s’écoulent, la sage-femme revient m’examiner le col : 1. Putain.
Elle m’injecte donc un produit pour que je puisse dormir tout en laissant les contactions se faire. Ce produit est totalement euphorisant, je me mets à éclater de rire (ce qui fait bien marrer l’équipe^^), je dis à Loulou qu’il pue de la gueule, je me mets à parler dans mon sommeil (ça c’est Loulou qui m’a expliqué) parce qu’un monito sonne : » Téléphone !!! » 😛

Pour la toute première fois, nous avons une chambre dans le service maternité. Elle est toute chaleureuse, il y a même un rocking chair ! Je m’émerveille à mon réveil de cet environnement tout doux. On vient nous chercher pour redescendre en salle de travail. On repose le monito, on m’examine : col à 1. PUTAIN !!!!!
Les contractions sont toujours là, mais on m’injecte toutes les 15 minutes de l’ocytocine pour les intensifier, et tous ces quarts d’heure on augmente la dose. C’est dur, mais c’est gérable, faut bien respirer et Loulou est un super coach.

Cela fait maintenant près de 24 heures que je contracte, je suis fatiguée. On arrive pour me poser la péridurale, car on va percer la poche des eaux.
La péri….j’ai souffert ma race !!! L’anesthésiste a du s’y prendre à 3 fois avant d’arriver à faire remonter le cathéter, je hurle et me cramponne à la sage-femme tout en tentant de rester le dos rond pour ne pas compliquer la tâche à l’anesthésiste. Je vous rassure de suite, le passage est très difficile parce que j’ai des pincements discaux. Loulou avait été envoyé se prendre du café pour pouvoir rester bien éveillé pour la suite, heureusement car il aurait craqué;
Bref, une fois la péridurale en place, Loulou revient quelques minutes plus tard et me retrouve le visage ruisselant de larmes. Il m’apaise, il faut continuer d’être forts, on va rencontrer notre fille c’est tout ce qui compte.

On perce la poche des eaux. Le col s’ouvre plus : presque à 3. Le liquide amnio est teinté, ce n’est pas très bon signe. La sage-femme nous explique que notre fille a fait ses selles dans le liquide, qu’il ne faut plus que le travail traîne maintenant. Elle repart et on attend. C’est là que le cauchemar commence….

Je ne comprends pas ce qu’il se passe, mais j’ai le sentiment que notre bébé ne va pas bien. Je n’arrête pas de m’inquiéter, d’avoir des angoisses, Loulou a du mal à comprendre car quelques minutes plus tôt je me sentais vraiment mieux. Je vois tout à coup débarquer 3 sage-femmes et…Gygy d’amour, le regard soucieux : « votre bébé ne va pas très bien. Vous en êtes à près de 24 heures de contractions et son coeur ne le supporte plus. Nous passons en bloc opératoire pour une césarienne pour la sortir au plus vite de cette détresse. »
PUTAIN, PUTAIN, PUTAIN !!!!!!!!!!!!!!

Après m’avoir posé la sonde urinaire, on me place sur le brancard et après avoir fait un dernier baiser à Loulou qui doit attendre à l’extérieur vu l’urgence, les choses vont très vite.
L’anesthésiste est celui qui m’avait eu en consult’ et qui priait le ciel de ne pas bosser le jour où j’accoucherais, à cause de mon rythme cardiaque. Il me reconnaît de suite. J’ai plusieurs doses injectées dans la péri pour endormir tout totalement. On me pose un masque à oxygène, j’ai une charlotte. On met le champ opératoire : ça va commencer.

Là, j’ai vraiment peur. Il y a plus de 10 personnes qui m’entourent, toutes tentent de me rassurer, gygy d’amour y compris. Puis il se concentre, et la césarienne commence : je sens tout, même endormie mais ça je l’avais lu sur internet alors j’essaye de bien respirer. J’ai tout à coup une douleur vive au niveau du col : tout est endormi SAUF ce putain de col à la con qui me fera souffrir jusqu’au bout de l’opération. On me propose de me shooter pour que je me détende vis-à-vis de cette douleur mais c’est hors de question : je veux être là pour ma fille.

Soudain, une des personnes me dit : « Madame, on voit la tête de votre fille, elle est magnifique !! » C’est un moment inoubliable, je pleure à chaudes larmes, je sens qu’elle est totalement extirpée de mon ventre et sa tête apparaît au-dessus du champ opératoire, elle pousse son premier cri : il est 15h26, ma fille est née, mon amour, ma princesse est là devant mes yeux.
La sage-femme me la pose dans le creux du cou, je l’embrasse, je sens sa peau toute chaude. Elle est emmenée ensuite pour les premiers soins puis on me la ramène en couveuse : nous passons de longues minutes à plonger nos regards l’une dans l’autre, elle plaque sa main contre la paroi de la couveuse, je pleure de plus belle, lui parle, la rassure. L’émotion me saisit plus encore quand je réalise que ses yeux sont très clairs, la sage-femme confirme : elle est partie pour avoir les yeux bleus, comme son papa ❤ Puis elle est emmenée pour rencontrer Loulou et faire du peau à peau avec lui 🙂

Gygy d’amour me recoud, ça prend beaucoup de temps et j’entends mon coeur battre à une vitesse folle. L’anesthésiste ne cesse de faire des aller-retour entre son poste de surveillance et moi pour s’assurer que je vais bien.
Une fois recousue, je suis emmenée en salle de réveil où j’y resterai pendant plus de 5 heures au lieu de 2, à cause de mon rythme cardiaque et de ma tension à 8. On pense que le pire est derrière soi, mais non, pas du tout.

La péri ne fait plus effet, je souffre comme jamais. Même gémir de douleur je n’en ai pas la force, la souffrance accapare tout mon corps. L’anesthésiste essaye de me faire deux infiltrations au niveau du ventre pour endormir les nerfs qui entourent l’utérus, mais j’aurais préféré qu’il ne tente rien. C’est tellement douloureux que je hurle, j’ai l’impression qu’on me torture. Le pire dans tout ça, c’est qu’une seule des deux infiltrations fonctionne, mais ça n’endort pas le bon endroit.
Je leur supplie de me laisser remonter dans ma chambre, voir mon bébé et mon mari, mais rien n’y fait; l’infirmière de la salle me passe au téléphone Loulou pour me redonner du courage, ils vont très bien tous les deux.

Enfin on me remonte en chambre à plus de 21h. Les 48 h qui suivent sont les plus atroces. Je n’ai que du perfalgan pour me soulager parce que mon terrain allergique ne permet pas plus. Bon, ils auraient quand même pu me mettre sous morphine mais on me prétexte qu’à cause de mon coeur trop rapide c’est niet.
Ca ne fait même pas 24 heures que j’ai été césarée qu’on me demande de me mobiliser, m’asseoir sur le bord du lit et me mettre debout. J’agonise littéralement mais je m’exécute tout en regardant mes deux amours : c’est pour eux que je fais ça, c’est pour tenir au plus vite ma fille dans les bras. La sage-femme me dit que je viens de faire un exploit : normalement les femmes césarées sont mises sous morphine puis topalgic, anti-inflammatoires, etc. Et elles sont plusieurs à refuser de même juste s’asseoir sur le bord du lit.
Gygy d’amour nous rend visite le soir, je l’aime je l’aime ! 😛 Il prend de mes nouvelles, il regarde la petite puce toute endormie, on dirait un ange. On se revoit le 4 mars pour la visite post-natale. J’ai senti son émotion d’avoir été là de A à Z.
Le lendemain, une auxiliaire très peu avenante me dit : « allez hop, debout ! Allez prendre votre douche ». Je m’exécute, tant pis si je souffre, il faut que j’y arrive et je sais que c’est nécessaire de me mobiliser car plus on attend, pire c’est.
Les jours qui suivent me donnent raison : j’arrive à me lever, pas longtemps et souvent en ayant vraiment mal, mais j’y arrive et, à chaque fois que je n’en peux plus, je regarde ma fille et ça me donne une force insoupçonnée.

Nous sommes rentrés hier, c’est irréel, c’est magique. Ayline est née ❤

 
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Publié par le janvier 12, 2015 dans Uncategorized

 

La naissance de Poucinette

Je vais être très rapide car pas trop le temps de vous expliquer toooooout le déroulement de l’accouchement, mais voilà : Ayline est née le lundi 5 janvier à 15h26. Et comme je sais que vous adorez ça, je vous dis tout tout de suite 😀 3,040 kilos pour 47 cm. Une petite crevette qui flotte dans ses pyjamas 1 mois^^

Ca n’a pas été du tout un accouchement de rêve (c’est pour cette raison que vous n’avez pas eu de nouvelle plus tôt)….mais depuis lors, nous vivons un rêve éveillé. Ma fille est née… ❤

Je vous raconterai tout très vite.

 
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Publié par le janvier 11, 2015 dans Uncategorized