RSS

Archives Mensuelles: janvier 2014

Retour de couche

J’ai eu mon retour de couche, samedi. Mon utérus m’a bien fait comprendre qu’il se souvenait des douleurs et des spasmes d’agonie qu’il avait vécu, et c’est tel un torturé en prise à de grandes angoisses qu’il n’a cessé de tambouriner aux parois de sa prison pour arrêter le supplice. Le premier jour a été très difficile, je sentais tout se contracter fort en moi, la pression du sang si désagréable cogner comme un sourd, et le vertige de se rappeler que c’est ce même utérus sanguinolent qui a connu des jours de plénitude et de joie intense en accueillant mon Envolé. 

J’ai regardé s’écouler lentement le sang de l’échec, le sang des souvenirs. Ce sang-là qui coulait dans les veines de mon petit ange, qui le nourrissait et l’aidait à pousser, plein de vitalité, au creux de moi. Ce sang-là qui dépeignit l’horreur d’un adieu arraché et mortel, ce sang-là qui coula à flots et faillit me coûter la vie. Mais cette fois-ci, son écoulement n’est pas que le reflet de l’absence de mon tout petit, il annonce le début d’un nouveau chapitre de nos vies. Il annonce petit à petit l’arrivée future d’un deuxième amour à couver, jusqu’au bout cette fois, je l’espère si fort.

 

La vulnérabilité irradie toujours mon être, il suffit de si peu pour que les larmes coulent. Je ne peux toujours pas commenter vos blogs, vos articles « bonheurs » de femmes enceintes, tout comme vos articles tristes où j’ai l’impression de me noyer au lieu de vous soutenir. Je n’ai pas encore les forces nécessaires, et je vous en demande pardon. Je vous aime de tout mon coeur, il m’est très difficile de ne pas parvenir encore à être présente pour vous qui galérez tant, mais sachez que je suis avec vous, même si je reste silencieuse.

 

PS: Lisette, tu as gagné ton pari, tu ne me dois ni une séance psy ni les chocolats^^

 

 
25 Commentaires

Publié par le janvier 27, 2014 dans Uncategorized

 

Blog en pause

Je ne suis pas invincible, je ne suis pas une héroïne qui malgré les coups qu’elle se prend dans la gueule ne ressent pas la douleur et continue de se battre. Je suis et reste un être humain. Je vous lis dans le silence, je lis les bonnes nouvelles et la joie qui irradie les nouvelles venues dans le train, et je pleure dans le silence. 

Je crois que la torture est déjà assez forte pour que je m’en rajoute, ça n’est plus possible. Je vous aime si fort, je ne peux pas vous imposer ma douleur, et je ne peux pas non plus exploser de joie pour vous. 

Je mets donc mon blog en pause. Peut-être même en arrêt, je ne sais pas encore, besoin de réfléchir là-dessus. Là ce soir, la douleur est trop vive pour espérer être au clair quant à ma décision finale.

Une seule personne est à blâmer dans tout ça : cette connasse de Dame Nature. Et peut-être moi aussi, qui ne suis pas une héroïne. Qui pleure toujours son ange tout en sachant que mes larmes ne le ramèneront pas. La souffrance n’est pas insurmontable mais les sables mouvants dans lesquels j’ai tendance à me laisser couler m’inondent de cauchemars et de terreur face à l’avenir.

Si le coeur est en miette, j’ai de la colle à volonté pour le réparer, j’ai toutes ces cartes si douces et si bienveillantes que j’ai reçu dans ma boîtes aux lettres. Merci à toutes celles qui ont pensé à moi, merci pour vos gentils mots qui aident à recoller les morceaux. 

Bon cheminement à toutes. Et…à une prochaine fois, peut-être.

 
19 Commentaires

Publié par le janvier 13, 2014 dans claques, La grossesse..., Uncategorized

 

Echo de contrôle

J’ai eu rendez-vous à 15h30 avec mon gynéco Mister Bogoss. Ce rendez-vous avait été planifié il y a 2 mois de cela, pour le suivi de ma grossesse. Ca a été très dur d’attendre au milieu de femmes enceintes (dont une qui ne cessait de se plaindre, j’avais envie de lui faire bouffer un speculum pour qu’elle se taise), heureusement que Loulou était là, il vient toujours avec moi à mes rendez-vous, c’est un amour.

Gygy d’amour (entre l’ostéo et gygy, mon coeur balance^^) a été mis au courant de mon hospitalisation, et a rassemblé toutes les informations et les échos qui avaient été faites pour que tout soit à jour. Sa première phrase m’a montré à quel point il se souciait réellement de moi : « Bon…comment ça va? », moi les yeux baissés prête à pleurer, lui « je comprends, ce n’est pas du tout facile à vivre. Nous allons voir ce que dit l’écho, espérons que tout soit ok pour reprendre les essais ». 

Nous sommes donc passés à l’écho, et ça a été très rassurant : plus aucun débris, un endomètre à 5mm, pas de kyste sur les ovaires, l’utérus a repris sa taille initiale. Gygy d’amour m’a donc dit que l’on pouvait reprendre les essais dès qu’on le sentait, après le retour de couches bien sûr. Il a aussi confirmé ce qu’a dit La Magicienne, et M. Paillasson (mais oui, tu sais c’est le médecin con qui m’a reproché d’être hospitalisée un 24 décembre ! Il avait des sourcils de ouf, jamais vu ça !) : il n’y a aucune raison qu’une fausse-couche réitère, c’est rarissime. Si jamais par malheur, acharnement, malédiction ça devait arriver encore, il m’a promis qu’on ferait tous les examens nécessaires pour comprendre ce qui se passe. 

 

Gygy d’amour m’a aussi assurée de son soutien, et que si j’avais besoin de quoi que ce soit, je pouvais l’appeler ou venir le voir directement. Voilà, j’ai eu le coeur vraiment serré, mon tout petit je pense tellement à toi….mais mon petit amour, maman continue de se battre, et se promet de tenir bon. Alors ce que je veux retenir, c’est que tout va bien, et qu’on peut recommencer dès qu’on le veut.

 
18 Commentaires

Publié par le janvier 8, 2014 dans examens, La grossesse..., Uncategorized

 

Ah !!! ce que c’est bon de revoir son ostéo chériii !

A la base, je ne voulais pas le voir…parce que mon corps communique tant qu’il aurait compris qu’il y avait eu un traumatisme récent. Et je ne voulais pas pleurer. Mais, force est de constater que mon corps n’était pas bien d’accord sur ma décision, et que du coup il m’a coincé un nerf d’une de mes cervicales (aouch !).

Loulou a fait un long et doux massage relaxant pour essayer d’entamer une négociation, mais môsieur le corps lui a fait un gros f*ck en retour et a continué de me laisser dans cet état. Grrr, le salaud (nan, faut pas s’inquiéter, ça arrive les petits conflits avec son corps, mais au fond, on s’aime bien !)

 

DONC, j’ai pris rdv avec mon ostéo. Qui a tout de suite vu que ça n’allait pas quand il m’a souhaité tout sourire ses meilleurs voeux, et que j’y ai répondu crispée (parce qu’une femme enceinte jusqu’au cou était dans la salle d’attente, et qu’elle n’arrêtait pas de caresser son ventre…). Je n’ai pas attendu qu’il découvre par lui-même ce qui n’allait pas, je suis passée aux aveux sans délai. Les yeux picotaient, je sentais les larmes monter mais j’ai pu me contenir, et mon ostéo chéri a compris que ce n’était pas le moment pour en parler. Il a donc eu le respect de ne pas prendre l’initiative de discuter, mais d’attendre que ce soit moi qui parle. Et ça, mine de rien, ça fait du bien.

 

Passons aux choses sérieuses, le Corps. Môsieur le Corps n’allait pas bien du tout. Les cervicales ainsi que le dos ont craqué une vingtaine de fois, j’avais l’impression de me briser sous les doigts de l’ostéo. Le sacrum était coincé, un genou déplacé, les pieds durs et crispés, toute la colonne du dos déplacée, les muscles de la ceinture scapulaire coincés, bref Loulou m’a achetée un grand jour de promo chez Ta*ti.

Bien sûr, l’ostéo m’a confirmé que tout mon corps montrait qu’il avait beaucoup souffert, qu’il souffrait encore. En ce qui concerne l’utérus, il a eu droit à un massage de premier choix pour le détendre, parce que comment dire…il était tendu comme un string un jour de grand vent. Et ça, c’est pas super top pour favoriser un retour de couches pas tardif, et pour le préparer à accueillir un autre amour dans les meilleures conditions possibles. 

Ne parlons même pas des ligaments utérins, c’était la pagaille ! En plus, l’utérus étant un organe lourd (dixit ostéo chérii), il appuie sur les intestins s’il n’est pas détendu (ah tiens, c’est pour ça que j’ai la ch**sse? merci le Corps, grrrr). 

 

Nous devons nous revoir dans 3 petites semaines pour voir si ça va mieux, et pour « terminer le travail » (toujours dixit ostéo chériii) 😉

Ah et, je revois mon gygy aujourd’hui pour faire une écho post…fc. J’espère que tout est enfin bon, je n’ai aucunement envie de passer par le curetage après tout ça. Je vous raconterai tout ça !

 
11 Commentaires

Publié par le janvier 8, 2014 dans Uncategorized

 

A toi pmette…

Toi, toi qui peut-être me lis dans le plus grand secret, toi qui peut-être passe par la même chose que moi…ne te laisse pas couler, ne te laisse pas sombrer, ne laisse rien ni personne te heurter, te culpabiliser, ou minimiser ta souffrance.

VIS, apprends à revivre, apporte à ton quotidien la lumière d’un renouveau, que cette lumière naisse de ton coeur, de ce creux de toi qui a honoré ton petit d’un amour sincère et immortel. Cette lumière-là, la nature ne saura jamais te l’arracher.

Ne sens-tu pas, tout au fond de toi, qu’il est possible de retrouver la force et l’espoir pour reprendre le combat? Parmi les cendres que tu formes, ne sens-tu pas à nouveau le battement de ton coeur qui tambourine à la porte de ton âme pour qu’elle regagne sa place et sois prête à aimer à nouveau? Ne sens-tu pas fourmiller et se rassembler quelques-unes de ces particules carbonisées, te reformer, te redonner du sens? Ne sens-tu pas la chaleur douce de l’amour de ta vie pénétrer chacune de tes cellules, irradier ton être qui renaît plus fort que jamais?

A toi, qui me comprends, qui sais ce que ça fait de se sentir morte et inutile, à toi qui sais ce que ça fait de croire sincèrement les paroles de tous ceux qui t’ont dit qu’ils étaient là si t’avais besoin mais qui ont été aux abonnés absents quand tu t’es tournée vers eux, à toi qui sais ce que ça fait d’avoir l’impression vertigineuse qu’une journée dure une éternité, ne t’en fais pas, ça passera.

La fragilité, l’immensité des cassures sur ton coeur ne disparaîtront pas, et tu ne le voudrais pas de toute façon, ce serait comme renier ce que tu as vécu avec ton bébé. Ces cassures seront ta force mon amie, ces larmes qui perlent amèrement le long de tes joues seront des armes acérées et menaçantes pour toutes les difficultés qui voudront t’écraser vainement.

Je peux te dire, que j’ai pleuré encore ce soir, que j’ai compté là où devrait en être mon cheminement avec mon petit ange, que j’ai crié à l’injustice. Mais je peux aussi te dire que je sens cette lumière poindre fébrilement mais inlassablement là même où des cassures lézardent mon coeur.

Tu sais ce qu’est cette lumière? L’ESPOIR. Aie confiance, nous aurons notre revanche, et nos anges de là-haut seront fiers de ce que nous serons devenues grâce à leur doux passage dans nos vies.

 
14 Commentaires

Publié par le janvier 6, 2014 dans l'ère du changement..., La grossesse...

 
Vidéo

Beam me up

Il y a une toute autre conversation qui se déroule
Dans un univers parallèle
Où rien ne se brise et rien ne blesse
Il y a une valse gelée dans le temps
Des brins d’herbe sur de minuscules pieds nus
Je te regarde et tu es en train de me regarder

Pourrais-tu me transporter là-bas,
Donne-moi une minute, je ne sais pas ce que je dirais
Je resterai probablement figé, simplement heureuse de tenir ton visage
Transporte-moi là-bas,
Laisse-moi être plus légère, je suis fatiguée de me battre,
Je pense qu’une minute est assez,
Transporte-moi simplement là-bas

Quelques oiseaux noirs survolant le ciel,
A peine une respiration comme dernier mot
Dis-moi que c’était toi, disant au revoir,
Parfois je frissonne et j’ai froid,
Cela arrive seulement lorsque je suis seule,
Je te dis, dis moi, que je ne suis pas seule

Pourrais-tu me transporter là-bas,
Donne-moi une minute, je ne sais pas ce que je dirais
Je resterai probablement figé, simplement heureuse de tenir ton visage
Transporte-moi là-bas,
Laisse-moi être plus légère, je suis fatiguée de me battre,
Je pense qu’une minute est assez,
Transporte-moi simplement là-bas

Dans ma tête, je vois ton baby blues
J’entends ta voix et je, je me brise en deux et maintenant il y a
Une partie de moi avec toi

Alors quand j’ai besoin de toi, puis-je t’envoyer un signe
J’allumerai une bougie et éteindrai les lumières
Je choisirai une étoile et te regarderai briller

Transporte-moi simplement là-bas,
Donne-moi une minute, je ne sais pas ce que je dirais
Je resterai probablement figé, simplement heureuse de tenir ton visage
Transporte-moi là-bas,
Laisse-moi être plus légère, je suis fatiguée de me battre,
Je pense qu’une minute est assez,
Transporte-moi là-bas
Transporte-moi là-bas
Transporte-moi là-bas
Pourrais-tu me transporter là-bas.

 
Poster un commentaire

Publié par le janvier 6, 2014 dans Uncategorized