Mot de passe

Coucou à toutes  ! J’ai écrit un article aujourd’hui que j’ai décidé de protéger par un mot de passe pour des raisons de confidentialité.

Alors, vous qui êtes des pmettes, vous allez normalement tout de suite comprendre mon indice pour y accéder. Si tel n’est pas le cas, alors vous pouvez toujours m’écrire à l’adresse suivante : douce.idylle@gmail.com

Voici l’indice : il s’agit du surnom commençant par un F pour désigner nos chers brybrys congelés. Si vous avez trouvé, chuuuuut, car le but est tout de même de garder cet article protégé^^ le mot de passe est en lettres minuscules

Les pmettes qui ont déjà commenté remarqueront que le titre a changé pour la même raison de confidentialité. Merci d’ailleurs pour votre soutien rapide, auquel je vais répondre de ce pas !

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Un week-end entourés

Ce week-end, nous avons accueilli un couple d’amis que nous voyons malheureusement que trop rarement. Avec miss, nous nous sommes connues au lycée où elle m’avait vue évoluer avec mon Loulou.  Après le bac, quand j’ai pris un appart pour mes études, elle m’a rendue visite et en a profité pour me présenter son Namoureux, avec lequel je me suis entendue à la perfection, immédiatement.

Elle a été ma demoiselle d’honneur, assistant à mon bonheur d’épouser Loulou. C’est dans cette période que Namoureux et Loulou ont fait connaissance, et sont devenus très amis. Et puis le temps et les épreuves nous ont séparés, chacun avec sa vie et ses soucis. Pour autant, même si nos retrouvailles furent rares, notre amitié n’a pas pris un coup de vieux, et ça, nous le constatons à chaque fois.

Ce week-end, Namoureux et Miss sont venus, tout heureux d’apprendre LA nouvelle, très impatients de nous serrer dans les bras, car ils ont su combien nous avons souffert jusqu’à ce que Titlou s’accroche.   Leur venue ne fut pas anodine, car ils se sont rappelés que nous avions eu une discussion ensemble où on leur avait demandé s’ils accepteraient d’être le Parrain et la Marraine de notre « futur petit bout ». Demande à laquelle ils avaient accepté avec joie, les larmes aux yeux.

Nous nous sommes donc retrouvés autour de cette joie et ce souffle nouveau dans notre vie. Un renouveau. Des rires et des partages qu’ils avaient hâte d’écouter. Mais quelque chose m’a bloquée. On parlait souvent de Titlou, ils s’attendrissaient devant l’échographie et étaient ébahis de voir ce petit bidou avec une bobosse petite mais bien là. Ca me fait bizarre, c’est comme si je me sentais être une intrus, comme si ce bonheur n’était qu’une illusion, comme si c’était juste trop beau pour être vrai.

Nous avons rêvé de ce jour où Titlou serait au creux de moi, mais je n’avais pas imaginé à quel point j’aurais du mal à tourner la page sur notre souffrance. J’entends par là que cette souffrance ne fasse plus partie de mon quotidien (parce que je ne l’oublierai jamais, et je ne le veux pas de toute façon). J’ai le sentiment très désagréable de vivre un rêve où à un moment ou à un autre il faudra que je me réveille.

J’ai été tellement heureuse de voir mon Titlou à l’écho, mais je ne réalise pas. J’ai peur de ne pas l’aimer comme il faut en ne réalisant pas qu’il est bien là, en ne profitant pas de cette grossesse. Quand je dis « mon bébé », jme sens bête, comme si ça sonnait faux. Je crois que j’ai vraiment besoin de faire un travail sur moi, d’apprendre à accepter le bonheur qui vient, l’accueillir à bras ouvert et prendre de la hauteur sur notre parcours. Mais comment faire? Comment y parvenir?

En somme, un week-end plein de tendresse et d’amitié, mais aussi un tourbillon de remise en question, de besoin de guérison sur notre passé houleux…et croire que Titlou va rester avec nous jusqu’au bout.

Notre rencontre avec Titlou

Tout s’est très très bien passé, déjà, nous allons lever le suspense : Titlou est un cowboy solitaire, pas de colocataire donc ! 🙂 Il est posé tranquillou, on dirait qu’il est dans un hamac^^

Il a bien grandi en une semaine !! 8,6mm, et un joli coeur à 160 battements/minute. Nous avons vu que sa tête se dessinait harmonieusement, et les bourgeons de ses futurs membres.

La pièce a été envahie du boum-boum rapide et rythmé de notre petit ange, un délice pour nos oreilles, une douce mélodie que je ne veux jamais oublier. 

 

Quand on s’attache plus qu’on ne le pensait…

Depuis l’épisode des urgences, je suis une larve sur mon canapé. J’ai beaucoup de mal à voir le temps s’écouler très lentement du coup, mais je sais que c’est pour Titlou.

Si vous vous rappelez bien, je gardais 3 enfants d’une même famille. Oui, je dis « gardais », parce que depuis cet épisode c’est fini. Je pensais que ce serait une simple pause, le temps d’atteindre les fameuses et très attendues 12 sa, le temps que les nausées qui durent des heures et les douleurs de ventre lancinantes se calment. Mais la maman de ces enfants veut de la stabilité pour eux (ce que je comprends) et préfère chercher quelqu’un d’autre.

Ca me fait mal…c’est bizarre, parce que je ne m’attendais pas à avoir autant d’affection pour ces enfants. Je me rappelle, en janvier 2013, la première fois que je les ai rencontrés. Loulou et moi avions vécu une FC en tout début décembre et je ne supportais plus de rester chez moi avec cette douleur et cette rage qui me rongeaient. J’ai voulu trouver quelque chose pour remonter la pente. Et le plus paradoxal, c’est que c’est en présence de ces enfants que j’ai puisé du réconfort.

Je savais bien que ce n’étaient pas les miens, mais je les ai vraiment vraiment aimé. Ils ont chacun un côté attachant qui me manque déjà. Ils ne s’en rendent pas compte, mais ils ont été une bouée de sauvetage. Ce post doit vous paraître étrange, je sais.

Je n’ai pas pu leur dire au revoir, ça me fait quelque chose. Je sais que maintenant je me consacre à ma grossesse, mais ne plus les voir du jour au lendemain, ne plus partager ces doux moments avec eux où on riait, s’amusait, se coursait, révisait, etc, c’est dur. J’espère qu’ils ne m’en veulent pas.

Et j’espère que la personne qui me remplacera saura leur donner beaucoup d’amour, et ne les considérera pas comme un simple gagne pain. A moi maintenant d’accepter que ma grossesse ne se passe pas comme je l’avais prévu, et qu’il faut lâcher prise…

Vidéo

Angoisse aux Urgences

Cela fait plusieurs jours que j’ai très mal au ventre, au point de rester coucher sur le canapé pour ne pas trop réveiller la douleur (et à pioncer pire qu’une marmotte). Les nuits sont assez difficiles, entrecoupées de réveils douloureux, et de multiples trajets toilettes-lit.
Attention, je ne me plains pas, hein? J’accepte vraiment cette situation, même si c’est assez handicapant pour le moment. Bref.

Aujourd’hui, toujours autant crevée, j’avais les 3 enfants à garder. J’avais super mal au bide, et ils m’ont bien fatiguée tant ils étaient remuant.
Quand je suis rentrée, j’ai commencé à avoir de fortes crampes au niveau de l’utérus. Mon médecin m’avait dit dès le départ que si j’avais mal sur l’utérus et pas sur les côtés, fallait aller aux urgences.
Loulou a décidé de prendre le tel pour appeler les urgences obstétriques directement, et on lui a confirmé qu’il fallait venir.

Nous avons attendu 2 heures….2 HEURES, PUTAIN !!!!! pliée en 4000 !!! Re-brrrrrref !
Enfin, j’entends mon nom, du fin fond de mon brancard (j’ai dû migrer, la salle d’attente était vraiment trop inconfortable). On explique la raison de notre présence, l’interne nous explique qu’il peut s’agir d’une GEU, ou d’une hyperstimulation, etc. Et on passe à l’échographie…

J’avais tellement peur de découvrir un drame, que mes jambes tremblaient toutes seules. L’interne devait en maintenir une pour pouvoir mettre la sonde vaginale, c’est dire 😉
Et puis, on l’a vu… .

Notre tout petit, notre bulle d’amour, notre microscopique mini-nous est bien là, au creux de moi, tout comme il faut. C’était trop petit pour voir si jumeaux il y a (car dans notre cas, ce sera de vrais jumeaux vu que j’y suis prédisposée génétiquement), mais nous avons pu voir que depuis cette ou ces minuscules petites choses, ça clignotait ❤
L'interne sourit : "son coeur, madame. On voit pas grand chose, mais ce clignotement, c'est son petit coeur". Loulou et moi avons eu les yeux tout brillants d'admiration.

Notre prodige, le résultat d'un long combat, enfin, était là sous nos yeux.
Nous verrons le 15 novembre s'il y en a 1 ou 2, et nous le verrons d'un peu plus près. Mais nous voilà apaisés sur ce point.

La douleur s'explique par la rétroversion assez prononcée de mon utérus, et par la présence d'un kyste de 3 cm qui se résorbera peu à peu. Du repos, et de la déteeeente (a insisté l'interne^^). Elle nous a offert une image de l'écho, là où le ou les voit le mieux. J'ai un élan d'amour pour ce petit bout de vie au singulier ou au pluriel.

Alors voilà la raison de cette petite chanson que je trouve magnifique, et que je vais essayer d'appliquer pour moi : "Dors ma rage, ma douleur […] j'ai goûté le bonheur en Lola majeur".

Bonheur et Frustrations

Il y a facilement 1 an de cela, j’étais tellement persuadée qu’on aurait bientôt bébé, que j’avais eu la folie d’acheter un livre de menus adaptés pour femmes enceintes, au fil de la grossesse.

Au fur et à mesure que les mois avançaient, ce livre devint vite pour moi un fardeau plus qu’un espoir. Je le cachai dans un tiroir, tout au fond, pour ne pas avoir à le feuilleter encore, avide et envieuse de me préparer des bons petits plats pour mon bébé et moi.

Je commence tout doucement à me ré-intéresser à la nutrition, pour manger bien équilibré durant cette grossesse en laquelle je crois de plus en plus. Et c’est alors que je me suis souvenue de ce petit livre, et les larmes de joie sont montées. Enfin, ce livre est pour moi. Enfin, je ne suis plus comme une intrus, une voleuse de livre qui aurait pu servir réellement à une femme enceinte quand moi j’étais désespérément vide ! Enfin, chaque mot me concerne.

Le Bonheur ne faisait plus partie de mon vocabulaire depuis longtemps. J’étais heureuse d’être aux côtés de mon mari, pour rien au monde je n’aurais voulu minimiser la beauté de notre histoire. Mais ce bonheur qu’on a tant attendu m’a rongé ma joie de vivre pendant longtemps. Et voilà que depuis un peu plus d’une semaine, on se sent revivre.

Loulou, cet homme si charmant et si amoureux qui partage ma vie, revit. Je revois enfin dans ses yeux la joie, l’envie de sautiller partout tellement il est heureux, parce qu’il va être papa, parce qu’il peut couvrir de baisers un ventre enfin rempli de vie ! Parce qu’il peut marquer à chaque fin de ses textos : « Je vous aime ». J’en pleure encore à cet instant où je vous écris, parce que ce moment je l’ai tant et tant imaginé dans ma tête en plein traitements, en plein élan vers une autre tentative qui s’avérait peu de temps après infructueuse.

 

On a fait ce constat ensemble, qu’on était enfin heureux, que ça faisait bizarre de trouver une sérénité dans notre foyer, qu’on avait l’impression de vivre un rêve tellement notre cœur est léger. Bien sûr, le bonheur pourrait s’évanouir en un instant me diriez-vous, mais ce bonheur pour le moment il est là, et nous voulons croire que quelqu’un là-haut veille sur nous. Je sens une vague puissante d’amour déferler de mon cœur jusqu’à mon petit. Je l’aime d’une force indescriptible, et je sais que son papa l’aime tout autant, il profite que je m’endorme tôt le soir pour parler à notre bébé, ou nos bébés.

 

Mais je pleure aussi en pensant à vous (même si je sais que vous me direz que vous êtes heureuses pour nous, vous êtes si gentilles <3), Loulou me prend dans les bras et m’apaise et me dit, inquiet, qu’il aimerait tant voir toutes ces femmes qui se battent à nos côtés être heureuses et comblées. J’aimerais que la vie vous gâte, j’aimerais qu’elle vous offre ses bienfaits, je voudrais tant que vous soyez consolées de vos blessures si profondes, que vous n’ayez plus à supporter tant d’indifférence, tant de fausse sollicitude, tant de maladresse… . Mes amies, je voudrais frapper à toutes vos portes, vous rendre visite, vous redonner du courage, prendre le temps de vous écouter une à une pour vous porter autant que je le peux. Je voudrais tant vous faire sourire au lieu de vous causer ce pincement quand vous lisez mon début de bonheur. Oh ! si je pouvais, j’irais fermer le clapet à tous ces cons qui minimisent vos peines, je viendrais avec vous supporter les repas de famille et vous raconter des blagues toutes pourries pour vous détendre un peu.

 

Je voudrais tant vous parler de tous les petits changements qui s’opèrent doucement en moi… . Mais j’ai peur de raviver des blessures, et au vue de ce qu’a subi Boule de Mousse récemment avec des commentaires amers de pmettes usées par leur parcours, je pense que je me tairai peu à peu.

J’espère de tout mon coeur que ma grossesse ne m’éloignera pas de vous, que je ne perdrai aucune de votre précieuse amitié en chemin. Je vous aime très très fort.