Vidéo

En l’honneur de Boule de Mousse :)

Je suis, comme beaucoup d’entre vous, tellement heureuse pour Boule de Mousse, que j’avais envie de lui dédier cette vidéo d’Avril Lavigne, « Innocence ».

Je rêvais souvent, en l’écoutant, caresser mon ventre rond et chanter pour mon bébé, parce que chaque mot me fait penser à une grossesse. Mais à vrai dire, cette chanson, je n’ai pas envie de la garder pour moi seule, elle est magnifique, elle mérite d’être écoutée pour chaque grossesse de notre petite (graaaande) communauté de pmettes.

A toi donc, chère Boule de Mousse, et que cette grossesse soit merveilleuse, sans aucune ombre, et pleine de joie, de rires, de petits mots doux, et tout et tout. Je te souhaite de le meilleur ma douce.

Publicités

Dernier passage obligé avant la sérénité…

Depuis quelques années, j’ai des douleurs de cycles pour ainsi dire, ATROCES. 

A 16 ans, mon médecin traitant s’est dit que pour régler le problème, il suffisait tout simplement de me mettre sous pilule. En réalité, ça n’a pas changé grand chose…les douleurs de règles étaient terribles, il fallait venir me chercher au lycée tant cela devenait insupportable. 

Malgré tout, ce que je ne savais pas, c’est qu’à l’arrêt de la pilule ce serait largement pire, à en hurler de douleur. A passer ma journée sur les toilettes, à supplier le Ciel que le supplice s’arrête. A être bien sûr en arrêt de travail à chaque début de cycle. A être emmenée par les pompiers, être hospitalisée plusieurs jours pour trouver un petit soulagement, et récupérer. Mais PERSONNE n’a eu l’idée de me faire passer des examens, alors que bien des médecins se demandaient si je n’avais pas de l’endométriose.

 

L’endométriose…ce mot m’a fait toujours peur. Je n’y pensais plus, jusqu’à ce que l’on se rende à la Maison des Lutins, lorsque l’on m’a demandé si j’avais des règles douloureuses. Après la description de mes douleurs, La Magicienne fut surprise de n’avoir aucun examen sous la main prouvant que je n’ai pas d’endométriose. 

Aujourd’hui, le doute a été levé. Ma claustrophobie m’a gentiment accompagnée pour vivre l’IRM décisif. J’ai cru que j’allais m’évanouir, et un mal de tête lancinait. Je me répétai : « Tiens bon pour bébé, tiens bon pour bébé… ». 

Et cela a valu la peine. Pas d’endométriose, rien. Juste un utérus vraiment très rétroversé qui se contracte très fort, mais qui devrait, paraît-il, être moins douloureux après un premier enfant. 

 

Je suis soulagée, j’en ai pleuré. Cela faisait tellement longtemps que cette épée Damoclès surplombait ma tête, sa lame s’est émoussée petit à petit, jusqu’à se détruire complètement aujourd’hui. Maintenant, je peux souffler, et aller en toute sérénité vers l’IAD, du moins je me dis que ça finira bien par fonctionner ! 🙂

Le désir de bébé vu par Loulou

J’écris à tâtons sur un territoire inconnu…

D’abord merci à tit’ chérie de m’offrir une petite case dans son monde de Pmette blogueuse. Et à vous de votre patience si vous lisez ce post jusqu’au bout, il paraît que je ne suis pas synthétique… demandez donc à ma femme 😉

Quand tit’chérie m’a lancé, comme ça, au détour d’une phrase, « ça te dirait d’écrire un article sur mon blog ? », je me suis dit : « Oups, moi ? mais qu’est-ce que je vais bien pouvoir écrire ? Est-ce que ça ne va pas faire… intrusion ? »… Mais, comme si elle lisait dans mon esprit, ce qu’elle fait si bien au quotidien d’ailleurs, elle m’a tout de suite précisé le fond de sa pensée : il y a une photo, que l’on a prise au Portugal, au beau milieu d’un lieu à part. Une photo pleine de sens mais qui me concerne en tout premier lieu. Une photo incroyable d’une statue incroyable. J’ai tout de suite compris de quelle photo il s’agissait. Et en effet, je ne peux pas faire autrement que de laisser courir mes doigts sur le clavier à propos d’elle.

Sans plus tarder, je lève le suspense, et vous laisse le temps de la regarder attentivement.

Image

Voilà qui est fait ? Continuons, alors.

Je vous l’avais dit. Une statue incroyable. Il fallait y penser… Je crois que l’artiste qui a imaginé puis sculpté cet homme, qui abrite en lui un petit être, a véritablement compris ce que c’est que le désir d’être père, profondément.

Pour moi, on n’attend pas un enfant « à côté » de sa femme, ou même « avec » sa femme, dans le sens où on l’accompagnerait dans un périple où nous, les « bonhommes », n’avons aucune réelle part. Attendre un enfant, c’est tellement plus que ça pour un papa… surtout quand le petit bout se fait désirer. Un papa ne pourra jamais porter physiquement son enfant, c’est vrai. Mais son enfant, son bébé, ce petit être qu’il guette, qu’il recherche, qu’il espère, qu’il supplie d’entrer dans sa vie, il le porte en lui dès la première seconde où ce désir naît dans son coeur. Et ce, même s’il est physiquement, médicalement, scientifiquement incapable de le porter, même sous la forme d’un « petit warrior » en bonne santé… (oui, c’est le petit nom que tit’chérie et moi aimons donner aux mini-zozoïdes qui ont décidé de faire la grève dans mon corps… plusieurs d’entre vous le savent certainement déjà).

Comme cet homme figé dans la pierre, je porte en moi l’enfant que nous désirons si fort, et de plus en plus fort, depuis que nous sommes tombés amoureux. Cet homme, on pourrait croire qu’il est étonné de trouver cet enfant en lui, si on ne regarde cette statue qu’une seconde. Mais non. C’est tout le contraire.Il se penche vers lui, l’entoure de ses mains, comme pour lui dire « ne t’en fais pas. Papa est là. Il va prendre soin de toi. Il va tout faire pour que tu viennes, que tu pointes ton nez et, quand tu seras arrivé, pour que tu aies une jolie vie, et pour que tu ressentes tout l’amour qu’il a déjà pour toi aujourd’hui, alors que tu tardes encore à venir. Et si possible, pour que tu sois un jour aussi fier de lui qu’il est l’est déjà de toi. Je t’aime, petit ange. Je t’aime et je t’attends. »

Mais voilà. Un jour, tout bascule, et ce petit être que je sentais déjà grandir en moi, prendre toute la place qui lui revient de droit dans mon coeur, semble devoir disparaître. « Monsieur, vous êtes infertile. 100% de mortalité, c’est sans appel. » Voici donc la source du problème. Monsieur ne pourra jamais offrir d’enfant à sa femme. Monsieur est anéanti, se sent vide, se sent inutile, se demande ce qu’il a bien pu faire de mal. Se demande ce qu’il fait là, finalement. Esquisse un fol espoir, l’espace d’une seconde… peut-être qu’il existe une solution… et le chasse bien vite, cet espoir. Ainsi le ventre de la statue n’est plus qu’un ovale vide, où s’engouffrent tous les vents mauvais.

Mais « Loulou » a une femme extraordinaire. Elle le relève, malgré sa propre souffrance. Elle le console, malgré sa propre tristesse. Elle cherche des solutions, malgré son abattement. Et elle en trouve une. Le petit bout d’chou renaît dans le coeur et les tripes de son homme. L’ovale se comble à nouveau : c’est parti pour la FIV icsi. « Ils ne bougent pas ? Qu’à cela ne tienne. On va les faire avancer nous-mêmes. On va leur mâcher le travail. ils n’auront plus qu’à s’installer dans le nid douillet de maman ». Super…

Charge à Monsieur, maintenant, de donner de sa personne à chaque fois qu’on le lui demande. Pas si simple. Voire, parfois, très compliqué. Moralement. Physiquement aussi. Mais l’espoir est là, la solution au bout… peut-être. Et puis, comment se plaindre, alors que tit’chérie, elle, souffre le martyre avec des traitements hormonaux qui la torturent. Quelle impuissance face à tant de douleurs… Monsieur fait de son mieux, tente de rester toujours fort, craque par derrière, parfois ouvertement quand il n’en peut vraiment plus. Dur de voir que ça n’est pas lui qui endure toutes ces douleurs alors que, « logiquement », ça devrait être lui… C’est étrange de constater à quel point on peut culpabiliser à propos de situations qu’on n’a jamais demandées, qu’on n’a jamais provoquées volontairement, et contre lesquelles on ne peut rien… mais on culpabilise quand même. Que ceux qui nous disent que c’est bête y regardent à deux fois : comment peut-on réagir autrement quand ça nous tombe dessus ?

Mais là encore, Loulou a une femme merveilleuse. Elle trouve les mots pour ôter ce faux poids de coupable des épaules de son homme. Patiente. Tendre. Compréhensive. Mais déterminée, et ça paye, doucement mais sûrement.

Pourtant, bébé-dedans-Monsieur reste une forme qui va et qui vient, qui vacille. L’incertitude de l’attente le rend fuyant, impalpable. Au fur et à mesure des tentatives, Monsieur se prend à se demander pourquoi sa femme doit subir toutes ces souffrances, si au final, lui n’est pas… « à la hauteur » ! Puis, la rencontre se fait, quelques petits mélanges de nous se sont accrochés ! L’espoir rend le petit être plus présent, plus fort, et Loulou futur-papa le couvre à nouveau de ses mains et se surprend même, après transfert, à lui parler, à l’encourager, « accroche-toi, petit ange, accroche-toi bien »… Et puis, les désillusions le rendent tout à coup bien plus flou, immatériel, si léger… le vent s’engouffre à nouveau dans cet ovale bien fragile.

On annonce finalement à Monsieur que cette solution-là  n’aura pas d’issue. Les warriors ne pourront plus donner la vie, ils sont trop fatigués, trop mal-formés. Le don sera désormais la seule alternative possible.

Le don… nous en parlions depuis plus d’un an. Nous nous y étions préparés. Monsieur avait déjà fait un énorme travail sur lui même, qu’il n’aurait jamais imaginé pouvoir faire sans sa petite femme adorée. Quelque part, ça a été un soulagement. Ne plus voir tit’chérie souffrir, surtout avec tant d’incertitudes à la clé, c’était un de mes plus chers désirs… Mais quand même…

C’est seulement un peu plus d’un mois après avoir appris cette nouvelle que nous sommes tombés nez-à nez avec cette étrange statue. Au regard de tout ce parcours, vous comprendrez aisément que mon premier sentiment fut la tristesse devant cet homme qui, devant moi, même s’il était de pierre, portait son enfant en lui. Une réalité que je ne vivrai jamais… Mais très vite, tout cela a été balayé. Cette statue ne me narguait pas. Elle ne me renvoyait pas à ma propre infertilité. Elle me représentait. Cet enfant, je le porte dans mon coeur, dans mon âme, dans chaque fibre de ma chair. Cet enfant, je le désire plus que jamais. Cet enfant, je le porterai en même temps que ma femme. Je le verrai et le sentirai grandir en elle chaque jour. Je l’accueillerai à son premier souffle. Je l’aime déjà aujourd’hui et je l’aimerai jusqu’à mon dernier jour. Cet enfant, depuis le début, est en moi. Le don n’y changera rien. Je serai son papa, je le suis déjà. Quelqu’un , un héros anonyme comme dans les films, va seulement me donner un coup de pouce pour que ce rêve se réalise.

Aujourd’hui, l’ovale est occupé par un petit être qui n’en sortira jamais. Mon enfant est et restera à tout jamais dans mon coeur. Pas seulement, d’ailleurs. Observez donc la statue qui suit, qui m’a aidé à comprendre tout le sens de la première…

Image

Je suis cet homme. J’ai une femme qui m’a aidé à rester debout, comme cet homme est debout. Notre enfant est constamment présent là-haut dans mon esprit, ici dans mon coeur, et au plus profond de moi, comme pour cet homme. Ce bébé naîtra de notre amour, et saura un jour le combat que ses parents ont mené pour lui faire don de la vie, pour lui offrir toute une existence durant laquelle il sera aimé autant par l’un que par l’autre.

Nous n’avons jamais été aussi proches d’être parents. Je n’ai jamais été aussi proche d’être papa, pour mon plus grand bonheur. Quelle drôle d’aventure, tout de même, la vie…

Je souhaite à tous les « zhôms » de cette blogosphère, qu’ils soient blogueurs ou, peut-être plus souvent, « zhôm de blogueuse », à vous tous futurs papas (et aussi à vous futures mamans !), d’avoir enfin un jour le bonheur de tenir dans vos bras le fruit de votre amour… quel que soit le combat que vous menez.

« Monsieur » vous souhaite le bonsoir et vous laisse à nouveau entre les mains de tit’chérie ! 😉

 

Et…en bonus, cette chanson magnifique de Calogero, qui me fait dire que j’aimerais être un papa comme ça… :

« La Bienvenue »

Diiiites, comment est notre cher Lutin???

Loulou a pris le téléphone, et a voulu avoir la Maman des Lutins, mais pas de chance, elle n’était pas là au moment de son appel. Mais sa seconde, Madame Renard, a pu nous renseigner plus amplement. Notre Lutin est :

 

– blond

– yeux bleus

– ressemble étrangement beaucoup à Loulou

– corpulence élancée (« comme vous » précise Madame Renard à Loulou 🙂 )

– même taille à peu près

– la vingtaine

– le menton est plus carré que celui de Loulou, mais sinon c’est très approchant. 

 

Voilà, c’est déjà pas mal comme renseignements ! 🙂 Cher Lutin, même si tu ne nous entends pas, même si tu ne sais pas que c’est de toi dont on parle, nous ne te remercierons jamais assez pour ce don précieux. 

Notre lutin

Quelques jours à trépigner d’impatience, à gonfler le Loulou en répétant : « pourquoi ils n’appellent paaaaaaas??!! ».

Et puis, hier matin, un coup de fil, je saute sur mon portable : « Madame Titpouce? c’est La Maison des Lutins, c’est pour vous dire que votre dossier a été accepter lors du Conseil des Grands Sages. Vous êtes officiellement intégrés dans notre Maison ! »

Je raccroche. Je suis ravie, Loulou aussi. Ca y est, c’est bon !! Mais il manquait encore notre lutin. Alors, Loulou qui se pensait tranquille, a eu encore droit à la fameuse question, mais une petite variante tout de même^^ : « quand est-ce qu’ils appeeeeeeellent?? » (ça me fait penser au : quand est-ce qu’on arriiiiiiiiive?? )

 

Et puis, ce matin, un coup de fil. Je sens mon coeur battre tellement fort, on aurait dit des coups de tambours qui allaient exploser hors de ma poitrine. Je prends, fébrile, mon portable. Je regarde le numéro, ça vient bien de la Belgique… :

« Madame Titpouce? Nous avons trouvé votre Lutin ! »

J’explose de joie au téléphone, la secrétaire rit, me dit qu’elle est très contente de me savoir heureuse 🙂 Je lui demande alors :

 » Comment est-il? »

Elle me répond : « ah, pour ça, je ne sais pas. Mais s’ils ont trouvé aussi vite, c’est qu’ils ont réussi à réunir tous les critères physiques de votre mari. Si vous avez besoin d’en savoir plus, appelez la Maman des Lutins, elle pourra vous renseigner. »

Notre appel se termine, j’apprends également qu’avec un certain dossier en France, nous pourrions percevoir des remboursements. Que du positif !

 

Loulou et moi avons fait le cri de la victoire, Loulou a les yeux qui pétillent, il m’embrasse, me prend dans ses bras, est tout fou ! 😀 enfin, un souffle de bonheur est passé dans notre vie ! Pourvu que ça continue !!!

Le revers de la médaille (2)

Il fallait bien une suite à cet épisode familial, celui où Loulou appelle son père pour avoir certaines explications. Loulou était très calme, il avait envie de garder de bonnes relations avec sa famille, je l’y encourageai, mais je voulais qu’on rétablisse la vérité quant aux mensonges divulgués à mon encontre. 

 

Seulement, Loulou avait beau être dans de bonnes dispositions, il en fut autrement de son père. Et malheureusement, quelques minutes à peine après avoir composé son numéro, je le vis dans une grande détresse. Son père le massacrait par des mots toujours plus méchants les uns que les autres, il n’y avait aucun amour dans ses paroles, aucune volonté de se remettre en question, de voir le pétrin dans lequel il nous avait plongé. Rien. 

Il me fut insupportable de voir les yeux de mon époux perdus dans le vide, fatigués et en colère. Je saisis le téléphone, Loulou n’eut aucune résistance, il fut soulagé que je prenne le relais. Son père criait, il voulait qu’on écoute ses bons conseils, sa morale exacerbée d’aller voir un psy parce qu’on est trop cons pour ne pas s’émerveiller et gagater devant les bébés des autres. Je n’eus que le temps de dire : « cette fois, c’est toi qui va m’écouter. Tu dis que ça fait des années qu’on ne s’est pas eus au téléphone, tu exagères à peine, ça va ! Tu vas arrêter de nous traiter comme ça, STOP ! » (je paraphrase, c’était tellement court comme « échange » que je ne me rappelle plus trop bien, mais l’idée est là). Il m’a raccroché au nez. Je rappelle, il me dit juste : « laissez-moi mourir tout seul ». Victimisation à l’état pur, c’est nous qui en avons bien bavés, et c’est nous les bourreaux de sa pauvre petite vie ! 

J’étais hors de moi ! qu’il me traite comme ça, soit, il me pifre pas, tant pis. Mais qu’il traite son fils de cette façon, c’est inacceptable. Loulou a compris par lui-même quel était le vrai visage de son père, et à quel point son beau-père avait été bien plus un père pour lui que son propre père. Ma belle-mère a pris le temps de discuter avec lui au téléphone (le père de Loulou et sa maman son divorcés depuis 10 ans), de le rassurer, de lui montrer tout son appui.

Et mes parents ont été adorables. Ces parents que j’avais dû perdre pendant 1 an car ils n’acceptaient pas mon Loulou, ces mêmes parents avec qui il y a eu une sincère réconciliation, ces parents qui avant ne nous auraient pas apporté tout le soutien nécessaires, ceux-là même qui à présent sont un soutien inébranlable, fait de franchise, de douceur, et d’amour. Ils sont présents plus que jamais, je redécouvre tout l’amour qu’ils ont pour moi, et aussi pour Loulou. Ils ont été ravis pour nous d’apprendre que nous passions par le don, que ça allait vraiment bien, qu’on reprenait notre souffle. 

Ils nous rassurent chaque jour, nous disant que ce bébé est très très attendu de ses grands-parents, et que pour eux il sera autant mon bébé que le bébé de Loulou, quoi qu’il arrive. Il y a dans chaque blessure, du mauvais, et du bon. Dans l’adversité, on se trouve aussi des alliés puissants. Là où on ne soupçonne pas une petite lueur d’espoir parmi l’obscurité qui nous entoure, il est des personnes qui allument un brasier tout entier pour nous aider à retrouver de la sérénité, de la sécurité.

 

Ils ne lisent pas mon blog, mais je ne les remercierai jamais assez d’être de vrais PARENTS, un papa avec qui on peut parler de tout, une maman qui pleure avec sa fille devant un résultat négatif, un beau-papa qui se montre totalement disponible si Loulou a besoin de lui, une belle-maman qui le prend dans les bras et qui dit qu’il sera un merveilleux papa, très bientôt. 

 

On perd à la fois une famille qui nous était chère (même s’ils ont été monstrueux, avec le recul je n’éprouve pas de rancune, je les plains d’être noyés dans une telle méchanceté…), mais on gagne toute une armée à nos côtés pour nous aider à avancer et à gagner notre combat pour la vie. 

A la Maison des Lutins

Notre première impression ? De s’être trompés d’endroit ! Tout était si beau, si accueillant, si clean que ça n’était pas possible que ce soit bien une PMA… .

Et pourtant si ! de beaux fauteuils molletonnés nous attendaient dans un coin, des petites plantes étaient posées ça et là, chaque personne qui passait devant nous nous souriait, nous saluait. Tout l’étage était réservé à la PMA, aucune maternité au même étage pour narguer les combattants que nous sommes. Pas de ventre rond, pas de secrétaire qui explique à telle médecin que madame machin est sur le point d’accoucher mais qu’elle n’avait pas réservé dans cet hôpital, que fait-on alors??

Non, juste un petit cocon rien que pour nous, un étage tout entier de douceur et de chaleur pour accueillir nos coeurs blessés et nos corps traumatisés par les traitements et les douleurs. Aucun bruit, juste le tac tac des talons des dames en blouse blanche qui passent de temps à autre dans les couloirs de notre avenir à toutes et à tous : ces couloirs qui mènent à telle salle de ponction, telle autre de transfert (on dirait un salon, ce sont de gros fauteuils caramels qui appellent au calme et à la tendresse du moment où brybry, petite bulle de vie et d’espoir, vient se blottir en nous quelques temps), telle salle de repos des blouses blanches, telle salle d’attente, telle autre de rendez-vous. Notre avenir, quoi.

J’ai compris tout le bien-être qu’a ressenti Marinette, cette impression d’être sur un nuage tout cotonneux, d’être quelqu’un d’unique aux yeux de chacun, et non un dossier supplémentaire. Et ça, ça fait du bien… .

 

Comme nous étions en avance, la gygy qui devait nous recevoir plus tard nous invita à rentrer dans son antre au lieu d’attendre plus encore (elle nous a reçu 1heure et demie plus tôt). Nous allons l’appeler La Magicienne (restons dans le côté féerique de la maison des Lutins tout de même ! 🙂 ).

Ainsi, La Magicienne étudie notre dossier, et nous confirme l’IAD. Quelques petits examens de rien du tout pour venir compléter la liste de ceux déjà effectués, et nous pourrons commencer. Notre dossier passe au Conseils des Grands Sages (le staff quoi !)  dès lundi !

Nous allons faire jusqu’à 3 IAD NATURELLES, sans aucun traitement (ooouuuffff !), et si d’ici-là ça ne fonctionne pas, on passera à des petites stimulations. Elle a pris tous les paramètre physiques de Loulou et de moi, et nous a dit que nous pourrons bientôt commencer, dès que le donneur aura été trouvé.

 

Nous sortons de l’antre – par ailleurs sobre, lumineuse, du style ni trop ni trop peu – et sommes accueillis par la Conseillère (la psy 😀 ). Tout se passe à merveille, nous discutons de tout et de rien, au point que l’on oublie que nous sommes en rdv pour savoir si nous sommes prêts pour l’IAD et l’acceptation de l’infertilité, etc. Nous ressortons heureux, paisibles, la Conseillère est une femme formidable, que nous reviendrons certainement voir quand nous aurons un coup de mou. Et pour celles qui culpabilisent de ne pas se réjouir forcément pour les nouvelles mamans, la Conseillère est rassurantes : c’est normal, il n’y a pas à culpabiliser. Elle invite même à ne jamais se rendre dans une maternité, éviter toute soirée avec un bébé, jusqu’à ce qu’on soit nous-mêmes parents. Rassurées?  🙂

 

Enfin, nous sommes attendues par la Maman des Lutins (rooo Marinette, vraiment navrée mais j’ai trop kiffé cette expression !!) – la directrice du labo et la gérante du choix des donneurs – souriante, affectueuse, pleine d’humour. Elle nous prend en photo, nous demande quels critères comptent vraiment pour nous, nous apprend que Loulou pourra lui-même inséminer dès que la petite sonde sera posée (ses yeux se mirent à briller, il était tout ému le Loulou 🙂 ), et qu’en plus de ça, on pourra même faire un gros câlin le soir même pour qu’il se sente vraiment investi dans cette IAD. Loulou est ravi, il bombe le torse ❤

Je demande alors quand pourrons-nous savoir que le donneur a été choisi. Elle me répond alors, un sourire en coin : « si je vous appelle la semaine prochaine, ça vous ira? »

OUAAAAAAOU ! Est-ce un rêve?? 🙂

Et dernière chose : La maison des Lutins fait en sorte que chaque généreux lutin nous soit attribué définitivement, pour qu’on n’ait pas d’autre lutin pour un deuxième bébé. C’est garanti !

 

Après cette première visite plus que positive dans la Maison des Lutins, nous sommes allés chez Tinkie et son mari (mais oui, vous savez, Tinkie avait posté dans le Collectif pour parler de son expérience Pmesque dans son pays !), et avons passé des moments extras ! C’est un couple formidable, nous voyons à quel point ils s’aiment, et combien ils seront des parents merveilleux. Une réelle amitié est née à partir de mails échangés avec Tinkie, et je suis vraiment comblée d’avoir pu la voir en live, mais aussi d’avoir fait la connaissance de son homme.

Nous sommes allés manger des frites et des fricadelles 😀 C’était une soirée en tous points parfaite, et Loulou s’est senti comme un poisson dans l’eau avec Monsieur Tinkie, et Tinkie elle-même, que demander de plus? 🙂

Hâte de les revoir, et hâte de revoir la Maison des Lutins pour commencer les IAD, normalement en septembre.