Collectif B-AMP

Alors oui je sais, vous avez sans doute déjà mis votre petit article là-dessus, ce qui fait que le mien est très redondant (c’est marrant, ce mot me fait toujours penser à gros dindon, bref…).

Mais il paraît que l’union fait la force, et en titpouce bien élevée que je suis, j’applique donc la demande de nos chères Irouwen et Kaymet, et vous invite donc à visiter ce merveilleux blog.

Nous sommes des milliers de couples dans la catégorie « infertile », mais malgré le nombre en constante augmentation, très peu de personnes autour de nous savent ce qu’un parcours en PMA implique. C’est dingue, non?

Alors voilà, ce collectif a été créé dans ce but. Faire entendre notre voix, partager, donner de notre expérience pour se soutenir, recevoir des encouragements avec ce qu’auront partager d’autres membres avec nous. Avec toi, chère copinaute !

Lance-toi, y’a pleins de trucs à faire, et toi qui a l’impression de pisser dans un violon  quand tu essayes d’expliquer ce que tu vis, ben là au moins l’occasion s’offre à toi d’être ENTENDUE, ECOUTEE. C’est quand même trop bien ! (vous voyez tous les efforts que je fais pour que cet article gros dindon soit un peu différent des vôtres?? applause ! 😀 )

A bientôt sur le collectif B-AMP : par ici !

Publicités

Apprendre à dire « Au revoir »

Je n’ai jamais aimé les adieux, je crois que nous sommes peu de personnes à apprécier ces moments. Ils sont souvent synonyme de solitude, de déchirure, de sacrifices parfois.

J’ai eu, pendant pratiquement un an, une amie qui devint tellement proche que je la considérais comme ma soeur (ça fait cucul comme ça je sais bien, mais c’est vrai qu’elle était pour moi très importante). On s’est connues quand elle essayait d’avoir un enfant, un deuxième. Et puis, à noël dernier, elle m’annonçait sa grossesse.

Au départ, j’ai cru qu’elle ne me laisserait jamais, elle me l’avait promis bien sûr. Mais tout a changé, depuis le moment où elle m’a annoncé la nouvelle. Je me suis acharnée, à essayer de m’accrocher à elle, pensant que ma vie serait juste trop naze sans elle, sans son appui. Avant qu’elle soit enceinte, elle se battait avec moi, dans mon parcours débutant de pma. Mais ça, c’était avant… .

J’ai cru à un moment qu’elle s’était « ressaisie », qu’elle avait compris que même si son rêve à elle se réalisait de plus en plus chaque jour, elle ne devait pas pour autant laisser tomber une si belle amitié, même si je n’étais pas enceinte. Il y a eu cette fausse couche, où au départ elle a été là, et puis après je me suis enfoncée dans mon chagrin, tandis qu’elle s’élevait dans son bonheur. J’aurais dû comprendre que les choses changeaient sous mes yeux, qu’il fallait être réaliste et laisser les choses se faire.

MAIS je me suis encore acharnée, en maso que je suis, à la soutenir dès le moindre problème, à lui demander des nouvelles sur sa grossesse, etc etc.

Ce qui m’a tuée, c’est quand elle m’a annoncé le prénom qu’elle allait donner à son bébé : Timéo. LE prénom qu’on avait déjà choisi avec mon homme depuis longtemps déjà, le prénom qu’on pensait donner dès la première FIV.

Elle m’a dit qu’elle ne le savait pas….certes….mais pour autant, elle n’a pas eu envie de le changer. Après tout, c’est con de ma part, je n’ai pas le monopole du prénom, ce n’est qu’un détail. Mais quand tu remets tout ça dans le contexte, ça fait quand même mal.

Alors, j’ai pris une décision. M’enraciner sur des relations humaines fluctuantes, c’est s’assurer de tomber un jour ou l’autre, de plus ou moins haut. J’arrête les frais. J’ai assez donné. Et j’ai décidé d’accepter que des vies qui au départ se lient d’amitié, puissent tout à coup changer à en devenir opposées.

Comme l’a dit si justement Céline dans sa petite histoire du paysan, il faut savoir puiser les petits bonheurs et les croquer à pleine dents quand ils se présentent à nous. Je pense que dire au revoir à cette ancienne amie est pour une fois un adieu qui va me permettre de m’épanouir, et de vivre chaque petit bonheur intensément, sans frustration derrière.

Je partage cela avec vous, car je sais que nous perdons toutes peu à peu des amis qui nous étaient chers, que tant de choses partagées et liées à nos vies partent en fumée sans crier gare, et nous laissent seules, blessées, découragées. Et je voudrais nous laisser à toutes cet espoir que d’autres petits bonheurs nous attendent, et UN GRAND BONHEUR se prépare pour chacune d’entre nous.

Que de choses !

Il y a eu beaucoup d’évènements qui ont perturbé notre petit quotidien à Loulou et moi.

 

Tout d’abord, cela va faire 3 semaines que notre petite Lapine est malade, on a dû courir à Paris pour l’emmener en clinique spécialisée NAC, où les examens furent poussés et douloureux… . A ce jour, ils lui ont provoqué une parésie des pattounes arrières, et l’incontinence (donc bains tous les jours, nettoyages réguliers, rééducation des pattounes, etc etc etc). Ca n’a pas l’air comme ça, mais cette situation est très prenante, nous avons peine à nous organiser pour qu’elle se sente bien, qu’elle ne souffre pas trop, et qu’elle ait ses traitements matin et soir sans faute.

A ceci s’est donc ajouté l’épisode « la faucheuse et moi », où j’ai failli trépasser, mais que finalement ce n’était pas mon heure 🙂 . Je vais très bien maintenant, mais j’avoue que ça m’a bien fatiguée !

Et le boulot…j’en cumule ! Je suis dessinatrice-illustratrice, et en ce moment j’ai une commande à terminer rapidement, ce qui fait que je travaille dur pour tenir les délais. Je garde aussi des enfants en attendant d’avoir des revenus suffisants dans mon savoir-faire, tous les jours.

 

Enfin, la piquouze d’Enant*ne. Pour la première FIV ICSI, elle n’avait fait que provoquer l’effet chips so glamour, mais aucun impact sur mon humeur. Cette fois-ci, les premiers jours furent hard pour Loulou. Quoi qu’il fasse ou dise, il s’en prenait plein la poire… . J’essayais de me contenir, de me détendre, de retenir les mots qui blessent, mais il n’y avait rien à faire : j’ai été imbuvable, je ne me supportais pas !!! En plus, le point d’injection était très douloureux, j’ai eu un hématome de fou !

Enfin, je souffle un peu. Les choses se tassent, tout doucement. On s’organise pour s’occuper de notre petite boule de poil, s’occuper de nos obligations de travail (Loulou est prof, donc boulot à la maison aussi), se détendre pour la FIV, et avoir un peu de temps pour se retrouver.

Car je dois le dire, nous en avons eu très peu, et cela commencer à se faire ressentir dans notre relation. Rien de bien méchant, juste que l’on vivait l’un à côté de l’autre, la tête dans le guidon, sans plus prendre le temps de se câliner et de s’écouter. Ca nous a cruellement manqué, mais hier nous avons pris du temps pour nous, laissant de côté toute soi-disant priorité. Et ça, ça fait du bien.

 

Je vais aller faire un petit tour sur la blogo, car j’ai beaucoup de retard sur la lecture de vos articles 😉 promis, je vais me rattraper !

FIV ICSI 2 : nous voilà !

Après ces quelques jours mouvementés, on aurait pu se dire qu’il était préférable d’attendre un cycle supplémentaire pour une FIV. Mais à l’hôpital, ils m’ont dit que rien n’empêchait de commencer les traitements, d’autant qu’avec l’Enant*ne il y a 15 jours de battements pour ensuite pouvoir passer au Gon*l, donc 15 jours pour me remettre sur pieds. 

 

Ce matin, je suis vraiment heureuse. Je me suis réveillée aux aurores, pressée de pouvoir embrasser mon mari et que l’on réalise ensemble qu’aujourd’hui on reprend tout, on se redonne une chance, un nouvel espoir, un but à atteindre. 

Que le temps fut long ! Enfin on y arrive, cette première piqûre vient d’être faite, et marque le début d’une nouvelle aventure. Je suis plutôt sereine, pour le moment. Je suis consciente que lorsqu’on va entrer en plein dans les traitements de Gon*l, ce sera plus éprouvant. Le pire reste la ponction…

Mais c’est pour notre bébé, c’est pour notre avenir. En plus, à cause de l’allergie que j’ai eu, j’ai de la cortisone à prendre pendant un certain temps : je suis ravie ! Depuis le temps que je réclame de la cortisone pour mes essais FIV ! Ca ne pourra qu’être bénéfique, mes anticorps vont fermer leur gueule pour une fois et donner toutes les chances à nos brybrys chéris de s’accrocher. 

 

Ca y est, c’est reparti !! 🙂

« Madame, vous venez de faire un choc anaphylactique, quelques minutes encore et c’était l’arrêt cardiaque »

Le titre est une mise en bouche un peu spéciale. Mais c’est ce qui m’est arrivée lundi. 

Remise dans le contexte :

Samedi, j’ai été prise d’un gros mal de gorge, et une violente température. J’ai attendu dimanche pour voir un médecin de garde, je ne tenais plus. Je préviens ce ‘médecin’ de ne surtout pas me prescrire de médocs avec de la pénicilline ou anti-inflammatoires, car j’y suis extrêmement allergique (oedème de Quincke). Elle fait quoi? Dans le mille cher lecteur, elle me prescrit un médoc interdit aux allergiques à la péni (ça ne touche que 10% des cas sur le médocs, mais l’hosto m’a dit qu’il n’y avait aucune excuse étant donné que mon allergie est avérée depuis que je suis nourrisson, je n’avais aucune chance d’y échapper), et……un anti-inflammatoire !!

 

Lundi midi, je me regarde dans le miroir, et je vois mes joues en feu, telles que je les connais bien quand je fais un début d’oedème. Je prends mon aéri*s, mais mon homme tient à appeler le samu quand même, pour être sûr que je ne dois pas aller à l’hosto. Et il a eu une initiative qui m’a sauvé la vie. 

On m’envoie les pompiers, ça va encore. Mais sur la route, c’est le drame. Je fais un choc anaphylactique, j’arrive à l’hopital avec plein de monde qui court autour de mon brancard, m’emmenant en réa, où je perds connaissance. 

Je me réveille avec un masque, des perfs, branchée de partout pour mon coeur qui a beaucoup souffert. J’apprends alors par le médecin de réa que si j’étais arrivée quelques minutes plus tard, c’en était fini de moi. Que j’avais eu vraiment beaucoup de chance, mais que mon coeur avait souffert, que mes poumons s’étaient collés, ainsi que ma gorge. Oua….

 

Je suis restée hospitalisée jusqu’à aujourd’hui, où je vous passe tous les moments très difficiles que j’ai vécu (assistance respi, pds très mauvaises, etc etc), mais je peux vous dire que ça a été une drôle de période pour mon mari et moi. Me dire que j’aurais pu mourir, qu’il suffisait de peu, que tout aurait pu basculer si vite, c’est vertigineux. 

Bien entendu, nous ne laisserons pas cette connasse de ‘médecin’ s’en tirer comme ça, nous allons porter plainte, l’hôpital se met à notre disposition pour fournir les infos nécessaires. Mais celle-là, je la traînerai en justice s’il le faut pour qu’elle paie ce qu’elle m’a fait, ce qui aurait pu m’être fatal. Je veux que justice soit faite, et qu’elle n’exerce plus pour éviter que d’autres patients souffrent ou même meurent à cause de sa négligence. 

 

Je vis….c’est beau de pouvoir le dire, et l’écrire. 

MERCI

Chères copinautes, 

 

je vous dédie cet article pour vous remercier. Vous avez été présentes quand j’étais au plus bas, et vos messages m’ont apporté force et courage. 

Je ne suis pas seule. Peut-être que nous ne nous suivons pas physiquement parlant, mais chacune de nos rencontres sont toujours pleines de richesses et d’amitié. Nous ne trouvons plus auprès de nos amis et/ou famille du réconfort et du soutien? Trouvons-le toujours ensemble. 

Je serai toujours blessée de toute l’indifférence et les phrases glaciales de ces « amis » que je ne veux plus voir, mais je suis certaine que je trouverai toujours dans vos doux mots de quoi panser mes blessures. 

Je souhaite du plus profond de mon coeur pouvoir vous apporter aussi que du positif, et être une épaule « virtuelle » solide sur laquelle vous pourrez épancher votre peine. Les gens qui nous blessent ne valent même pas la peine de faire partie de nos vies, je sais que nous n’avons pas toujours le choix (surtout quand il s’agit de la famille, que l’on a à subir parfois), mais préservons-nous au maximum. 

 

MERCI encore, courage à toutes, et vive les pmettes !