MERCI pour cette émission « Quand l’enfant se fait attendre »

 

Grâce à ces courageuses pmettes, qui ont accepté de faire partager leur quotidien, je me sens plus motivée que jamais pour la deuxième FIV. On va y arriver, on va avoir un beau bébé, il faut y croire.

Je ne pensais pas que l’acupuncture pouvait vraiment aider le corps à accueillir bébé, je vais essayer (j’ai les pieds froids, et la tête chaude….faut pas s’étonner que pour ma première FIV, mes bébés n’aient pas tenu le coup… 😦 ), je vais redoubler d’efforts pour rester positive, zen. Et je pense aussi que ça pourrait me faire du bien de consulter un psy de pma, ça permettrait peut-être de me déculpabiliser d’avoir eu une fausse couche pour la première tentative. Peut-être… .

Je me retiens de pleurer tellement cette émission m’a émue, mais mon homme s’est endormi juste à côté, jveux pas le réveiller 😀 alors je souffle un bon coup, et je me contente de rêver que le + arrive enfin pour nous aussi.

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nostalgie quand tu nous tiens…

En ce moment, un film d’animation repasse. Quand il a été diffusé pour la première fois, c’était le soir où je devais avoir mon pic pic d’ovitrelle, pour la première FIV ICSI.
Je m’en souviens bien, de cette soirée où je ne cessais de regarder l’heure, par peur que l’infirmier arrive en retard. Mais il arriva un peu avant 22h00, l’heure parfaite pour l’ovitrelle. Oui, je me rappelle de ce qu’il m’a dit ce fameux soir :  » Madame, de toute ma carrière, je n’ai jamais vu quelqu’un qui n’ait eu besoin que de 9 jours de stimulation pour produire une trentaine d’ovules mûrs. Vous êtes très prolifique !! ».
 
Oui, c’est vrai, c’est notre petit coup de « chance », mais pour autant, nous n’avons eu que 4 embryons (je dis « que » comparé à l’élite de choc que j’avais pondu), et aucun n’a tenu bon au final… . Je regarde, le coeur lourd, ces images qui défilent devant mes yeux, et qui me font replonger dans ce passé pas si loin.
J’avais tellement d’espoir, tellement ! C’était la toute première FIV, alors je m’imaginais que tout serait merveilleux, que je braverais avec courage l’épreuve de la ponction ô combien douloureuse, et qu’on aurait tout pleins de brybrys au congèl’ pour nous permettre d’avoir plusieurs TEC possibles au besoin, et pourquoi pas même la possibilité d’avoir une deuxième grossesse par la suite (une vraie utopiste la nana, je sais !).
 
J’ai cette nostalgie de l’innocence, de la candeur, de la paix que j’avais ressentie ce soir-là pour la suite des évènements. Mon pauvre chéri qui avait dû faire deux recueils tellement le spermo était pas terrible, et moi qui agonisait post-ponction, ce n’était pas l’image que je m’étais faite de la FIV. Et aujourd’hui, je ne peux plus avoir un mince espoir que tout se passe à merveille.
Il faut maintenant que j’appréhende cette prochaine FIV avec sérénité, tout en sachant ce qui m’attend sur le plan physique et psychologique. Et me dire une chose très importante : j’ai un mari en or, il gère à fond, il veut avoir un bébé avec moi (ouaaaaou), il est prêt à vivre toute cette aventure avec moi. Et tout ça, on le fait pour toi, bébé. Alors botte le cul des employés de « l’Atelier de fabric’ des bébés » de Dame Nature, sûrement en grève ces cons-là ! Et puis, viens vite nous rejoindre, on t’aime déjà tant !

Des réactions jusqu’ici méconnues

 
La pma a apporté dans ma vie bien des changements, et bien des façons différentes d’aborder la vie et les petits tracas du quotidien. Je n’avais pas imaginé ce que ce parcours pourrait contribuer à ma construction personnelle. Je ne dis pas que je suis heureuse de passer par là, car je rêvais sincèrement avoir un bébé couette, mais parfois il faut tirer partie de ce que l’on vit et se donner à fond pour y puiser du positif, et donc de l’épanouissement. 
 
Lorsqu’on s’engage dans ce chemin plus que périlleux, on prend déjà une responsabilité « pré-parentale » si je peux la nommer ainsi. On est conscients des enjeux, et à chaque pas supplémentaire, on se rapproche de la réalité des choses et l’on prend toute la mesure de l’amour que l’on nourrit l’un pour l’autre, et que l’on fait germer pour notre enfant tant désiré. J’ai appris à assumer que la vie ait des détours inattendus, et qu’il faut accepter que le corps ne soit pas « parfait », mais qu’il connaisse des défaillances dont on est aucunement responsable. J’ai ce sentiment, chaque jour plus fort, d’être une femme assumée dans ses faiblesses, dans sa fragilité, mais aussi dans ses points forts sans en tirer aucune fierté ; car ce que j’ai appris de notre parcours, et ce que j’apprends encore, c’est que celui qui se croit épargné des malheurs peut se trouver du jour au lendemain parmi les malheureux.
 
J’apprends aussi une chose qui m’étonne toujours : plus on avance dans ce parcours, plus j’aime mon mari. Je l’aime car il s’engage avec moi, nous sommes UN dans ce combat pour la vie, nous sommes UN dans les douleurs (oui mesdames, nous subissons des traitements douloureux, mais nous n’imaginons pas à quel point c’est dur pour nos hommes de nous voir souffrir tout en se sentant impuissants. C’est une douleur psychologique très lourde à porter, et parfois même insoutenable…), et notre complicité grandit. Il n’hésite pas à craquer et se réfugier dans mes bras pour me confier toute sa peine, ses doutes, ses appréhensions. La souffrance d’un couple qui ne peut pas concrétiser le fruit de leur amour sans aide médicale, apporte à la fois bien des frustrations, mais aussi bien des épanouissements que nous devons saisir pour subsister malgré ce grand vide qui nous perce le coeur. 
 
 
VOILA LE BILAN D’UNE SAGESSE TRES TRES PASSAGERE 😀  PASSONS AU CÔTE UN PEU PLUS DEJANTE :
 
– je ne me doutais pas que les traitements me permettrais de rivaliser largement avec les chips « V**O » ou encore « PR**GLES » : j’ai jamais vu une sécheresse vaginale aussi…arrrride !!!!  Le sentiment d’avoir des chips entre les pattes, je vous assure, c’est horrible !! Le pire dans tout ça, c’est que le spé de la PMA nous a dit que les traitements m’avaient donné un aperçu de ce qu’était la ménopause. Je vous dis adieu, I WILL DIE !! A la ménopause, les soirs de pleine lune, je vais me transformer en chips géante, mouhaha ! 
Je vous assure que vivre ça, ça change une vie 😛 
 
– Je sais pas si ça vous a fait ça, à vous autres Pmettes, mais moi, dès que la première FIV est passée, j’ai eu envie de changement de look très radical, comme pour couper avec toute cette longue période difficile, pour remonter enfin la pente. J’avais un style plutôt calme, pour ne pas dire mémère ! Le genre qui fait tout sage, tout mou, tout …. NUUUUL !! Alors je me suis décidée, j’ai appelé ma coiffeuse et je lui ai dit : je veux CA ! Tadaaaaaam, me voilà les cheveux courts rock and roll, colorés roux on a fire, et des mèches blondinettes pour trancher tout ça.
C’est la déchire attitude, je suis pas une fille sage, je suis une rebelle juste un peu trop timide. Mais je veux montrer à cette putain de vie que je ne me laisserai pas abattre. ON VA TOUTES PETER LA GUEULE A DAME NATURE, EN ROUTE LES FILLES !!!! A BAT LES CIGOGNES QUI SE PLANTENT TOUJOURS DE CHEMIN !!!
 
– Il y a une fille que je connais, je crois que je vais la trucider sur place. Après la première FIV, alors qu’elle savait que je venais de faire une FC, elle m’a annoncé bien gentiment sa grossesse. Elle a tout juste 18 ans, son copain est un crooner fini, et elle me nargue ! Un soir que je l’ai vu et qu’on s’est assises (j’étais avec une amie), elle s’est mise à caresser son ventre en me regardant droit dans les yeux, elle me montrait ses échos de grossesse. Je bouillais, je restais calme. Mais mon amie lui a dit au bout d’un moment, profitant que je sois dans mes pensées, d’arrêter de me faire ça, de se caresser le ventre alors qu’elle sait très bien ce que j’ai vécu et ce que je vis encore. Cette connasse a continué !!! toujours en me regardant en coin, d’un regard plein de sadisme et de méchanceté gratuite ! Puis elle a fini par s’en aller, sans rien dire. 
 
La PMA m’a changée, ça oui : je m’imagine trucider des connasses comme ça sur le champs, leur dépouiller la tronche totalement pour que leur petit sourire narquois se change en bouillie édentée !!!!!!!
 
Si je constate d’autres changements, je vous les écrirai, ça peut toujours servir, et puis…moi ça me soulage haha !

le ring

 
 
Hier, nous sommes allés à notre fameux rdv avec le spé. Comme à l’habitude, il nous accueille très froidement, nous regarde à peine, lit des papiers de notre dossier, et finit par dire :  » C’est bien dommage que l’embryon n’ait pas tenu, parce qu’il s’était franchement bien développé. Vraiment dommage… ».
Oui, je sais merci. Voulez-vous en rajouter une couche pour que je pleure devant vous? Je regarde mon homme, il sent que je bout à l’intérieur et qu’il suffit de peu pour que j’explose, mais il préfère attendre la suite pour sa part. Ce qui ne va pas tarder… .
Au dernier rdv, celui juste avant le TEC, le spé nous avait dit que vu la stimulation faible que j’aurais pour le TEC, on pourrait directement enchaîner sur la FIV ICSI 2 si jamais ça ne fonctionnait pas. Arrivé là, il a su pour le résultat négatif, mais a refusé de préparer les ordos pour la FIV, a exigé nous revoir en rdv (deux mois d’attente minimum…), et rien de plus. Grâce à sa secrétaire, nous avons pu choper ce rdv-là à la dernière minute suite à un désistement. Bref, je continue. 
Voilà ce qu’il nous dit : « Bon, eh bien on recommence donc une FIV ICSI dans 3 mois hein. » J’ai eu envie de bondir sur ma chaise, pousser un cri primaire juste avant de lui mettre un coup de boule, mais comme je suis bien lâche, je dis simplement : « mais vous aviez dit qu’on pouvait enchaîner après le TEC, vous l’aviez dit la dernière fois ! ». 
Que répond-il? : « jamais dit ça. De toute façon, vous n’avez droit qu’à 3 FIV par an, vous en avez eu une première en novembre, et là une en mai (voyez comme il calcule bien, il me semble qu’une FIV en mai, c’est pour le prochain cycle-là, non?)… » 
Je précise que pendant ce débat, entre temps, monsieur voulait encore me voir les pattes écartées « pour faire le point », donc imaginez le débat, moi à poil, lui le spéculum à la main, et mon homme qui commençait à bouillir lui aussi. Sympa, hein? 
D’ailleurs, chéri ne s’est pas tu bien longtemps : « écoutez monsieur, nous avons compris tous les deux qu’on pouvez, suite à peu de stimulation pour le TEC, entamer une deuxième FIV, je ne pense pas que nous avons mal compris la chose, mais peut-être est-ce le cas (il aime arrondir les angles, espérons que cela fonctionne !) ». 
Ô miracle, le spé nous prépare les ordonnances, et comme par magie nous sourit, et nous dit que je commence les traitements dès le prochain cycle. VA COMPRENDRE !! 
Chéri, as-tu des pouvoirs magiques dont tu aurais juste omis de m’en parler??

ce qu’on ressent en PMA

 
Chacun est différent, et vit ce parcours du combattant à sa façon. 
Mais une chose est sûre, c’est qu’à un moment ou à un autre, les larmes prennent le dessus, et nous donnent envie de jeter l’éponge. Vous auriez peut-être envie de me dire qu’après juste 2 tentatives, ce n’est pas tellement justifiable de faire son caca nerveux maintenant. Mais putin de vie, n’a-t-on pas juste le droit d’être heureux? D’avoir, ne serait-ce, qu’un soupçon de joie? 
 
A chaque tentative ratée, je me suis sentie vide, comme une simple coquille, inutile. J’ai voulu me protéger, et ne pas pleurer, me dire qu’il fallait aller de l’avant, continuer de vivre et non survivre, et que bébé finirait bien par arriver. Mais je ne peux m’y résoudre, je suis brisée à chaque fois, et encore plus brisée quand je vois mon homme s’en vouloir et pleurer d’être soi-disant le « fautif ». 
 
Ne serait-ce que pour ce qu’il ressent, j’ai encore plus envie d’étrangler cette connasse de Dame Nature !!!!!!!  Mais pas qu’elle, tous ceux qui font leur fameux discours « n’y pense plus, et ça viendra », ou « oh tu sais, après c’est que du bonheur, donc pleure pas », ou encore « partez du principe que vous n’aurez pas d’enfant, comme ça si la PMA ne fonctionne pas, vous ne serez pas trop déçus ! ». Nous avons perdu un a un nos soi-disant amis, nous les avons perdu dès que les difficultés nous ont bouzillé la vie. Que nous reste-t-il ? L’espoir? Il s’éteint peu à peu…le spermo est de pire en pire, l’azoospermie ne demande qu’à être là… . Il ne nous reste qu’une chose, et pas des moindres, il nous reste notre AMOUR. Ca fait cucul comme ça, mais c’est tellement vrai ! 
 
Vendredi, c’est le bilan avec notre spécialiste. Il est froid, sec, je ne l’aime pas. Mais il est compétent, c’est ce qui joue un grand rôle dans la balance, et c’est la seule chose à laquelle on se raccroche quand on le revoit. Espérons avoir de bonnes nouvelles !

Présentations

Par quoi commencer?
Nous nous sommes rencontrés en mai 2008, et en un week-end nous sommes tombés follement amoureux. Le 3 août 2008, nous nous sommes mis ensemble. Le 11 avril 2010, le chéri m’a demandée en mariage: j’ai accepté !
Le 16 juillet 2011, nous nous marions. Le soir du mariage, je suis un peu tête en l’air et prend ma pilule un peu tard, et dans les jours qui suivent a mal au bidouchon. Mais dame nature voulait faire une blagounette, c’est négatif.
Notre loose commence ici. Car c’est à partir de ce premier résultat négatif, suivi d’une longue série d’autres, que chéri et moi ressentons l’Eveil Parental. On jette les plaquettes de pilules solennellement, et on croit naïvement que bébé va arriver bien vite. Mais quels cons ! En décembre 2011, je vais voir ma gygy qui a décidé d’être une vrai c***asse avec moi. Je lui dis que l’on aimerait avoir un bébé, et que ça ne vient pas. On passe à l’étape strip-tease et pattes écartées pour l’écho, et là, elle me dit froidement (je pourrais même dire qu’elle avait une pointe de sadisme dans les yeux !) : « vous avez une dystrophie ovarienne, donc vous n’ovulez pas, vous êtes infertile. Je vous conseille de reprendre la pilule, et de passer à autre chose. » Magnifique exemple de ce que certains médecins te prennent pour du bétail, un carnet de chèques et rien de plus.
Janvier 2012, première ovulation suite à deux séances d’ostéopathie, c’est magique ! Mais toujours pas de bébé en mars.
Mars 2012 : spermogramme pour chéri, hystérosalpingographie et pds pour moi, le résultat tombe…. : OATS pour chéri, direction PMA.
Octobre 2012 : 1ère FIV ICSI, FC; la loose nous suit toujours, ya pas moyen qu’elle nous laisse tranquille celle-là.
Mars 2013 : TEC : négatif. Il ne nous reste plus qu’à recommencer une FIV ICSI2 ! you-pi.